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Les mots invisibles
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Les mots invisibles
Les mots invisibles
Une histoire qui coulait si bien
J’aurai frôlé la noyade
Pour la restituer telle quelle
Sans parler de la vision offerte
Au sortir de l’eau
En tenue d’homme grenouille
La queue qui pendait
Frissonnant, m’agitant...
Comme si je pondais là
Une trace ultime de mon séjour terrestre...
Parce qu’il n’y avait pas eu de poisson
Aucun poisson… à l'horizon.
Message pour les poissons
Le grand poisson blanc
Fantôme de la mer.
Graver l’inutile
Lame de parmélie
Sur un bois d’chiotte
Lécithine repoussante !
L'Invisible achevé
Disparition probable
Imminente, brutale
Dont personne
Ni toi, ni lui
N’aura été témoin
Sauf elle.
Elle... je pourrais continuer cette partie là, comme je poursuis une partie de chasse déserte sans âme qui vive à cent brasses, enfin - elle qui me regardait briller d’en haut, cette étoile qui croit en moi, toujours en moi, et dont on raconte qu’elle ne s’éteindra jamais.
Dam.
Une histoire qui coulait si bien
J’aurai frôlé la noyade
Pour la restituer telle quelle
Sans parler de la vision offerte
Au sortir de l’eau
En tenue d’homme grenouille
La queue qui pendait
Frissonnant, m’agitant...
Comme si je pondais là
Une trace ultime de mon séjour terrestre...
Parce qu’il n’y avait pas eu de poisson
Aucun poisson… à l'horizon.
Message pour les poissons
Le grand poisson blanc
Fantôme de la mer.
Graver l’inutile
Lame de parmélie
Sur un bois d’chiotte
Lécithine repoussante !
L'Invisible achevé
Disparition probable
Imminente, brutale
Dont personne
Ni toi, ni lui
N’aura été témoin
Sauf elle.
Elle... je pourrais continuer cette partie là, comme je poursuis une partie de chasse déserte sans âme qui vive à cent brasses, enfin - elle qui me regardait briller d’en haut, cette étoile qui croit en moi, toujours en moi, et dont on raconte qu’elle ne s’éteindra jamais.
Dam.
Re: Les mots invisibles
Peut-être sont-ce les plus forts ces " mots " déshabillés de sens ?

Ratoune- MacadAccro

- Messages: 1618
Date d'inscription: 01/09/2009
Re: Les mots invisibles
Se méfier des histoires qui coulent trop bien, et ne jamais plonger sans sa tenue d'homme grenouille...
Parole de batracien...
Parole de batracien...

franskey- MacadAccro

- Messages: 506
Date d'inscription: 23/03/2011
Re: Les mots invisibles
J'ai ressenti (peut-être à tort) une colère monter, gronder, ces colères tapies au fond, au fin fond nous.
Re: Les mots invisibles
Un texte très fort que j'ai lu et relu pour voir pousser les écailles de la colère si justement éclatante.
La solitude parfois ressemble à une mer sans poissons...peut être?
La solitude parfois ressemble à une mer sans poissons...peut être?
_________________
Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
Re: Les mots invisibles
Ratoune a écrit:Peut-être sont-ce les plus forts ces " mots " déshabillés de sens ?
Je rejoins Ratoune. Sans doute que l'errance des mots permet de retrouver son chemin dans la quête du sens.
Nilo, mots à [re]voir.
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Les mots invisibles
Merci à tous. Colère, oui, agacement, gène, mais contenue au sujet artistique, réalité créative. Et contentement enfin (pas ravissement sans dec) de trouver là un échos à ce travail d’expression... Encore merci, donc.
Dam, c’est surtout ça
Dam, c’est surtout ça
re
Une histoire qui coulait si bien
J’aurai frôlé la noyade
Pour la restituer telle quelle
Sans parler de la vision offerte
Au sortir de l’eau
En tenue d’homme grenouille
La queue qui pendait
Frissonnant, m’agitant...
Comme si je pondais là
Une trace ultime de mon séjour terrestre...
Parce qu’il n’y avait pas eu de poisson
Aucun poisson… à l'horizon.
Cette première strophe est un régal. La scène décrite ici est visuellement réussie. On note une pointe d'humour tout au long du poème mais aussi cette amertume de n'avoir pas su ou pas pu pêcher le poisson rare de l'amour.
J’aurai frôlé la noyade
Pour la restituer telle quelle
Sans parler de la vision offerte
Au sortir de l’eau
En tenue d’homme grenouille
La queue qui pendait
Frissonnant, m’agitant...
Comme si je pondais là
Une trace ultime de mon séjour terrestre...
Parce qu’il n’y avait pas eu de poisson
Aucun poisson… à l'horizon.
Cette première strophe est un régal. La scène décrite ici est visuellement réussie. On note une pointe d'humour tout au long du poème mais aussi cette amertume de n'avoir pas su ou pas pu pêcher le poisson rare de l'amour.

léo- MacadAccro

- Messages: 852
Date d'inscription: 25/03/2010
Age: 28
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