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aujourd'hui no man's land
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aujourd'hui no man's land
Il faut s’arrêter là !
J’ai oublié les villes, les villes m’oublieront !
D’autres mondes ont eu lieu
Roses cardinales pour d’autres mains !
Apparente douceur de l’arrêt pulmonaire
Les mélancolies et la luxure que l’on sortait aux visages des tavernes et des cabarets.
ô rues pavées de guerres !
Dénué de rage tournant dans un monde apocryphe !
Les gestes géométriques de l’ancienne prostitution !
D’heureux travestissements m’accompagnent dans les souterrains
Epoque d’avant le feu roulant et serrant fort la chair dispersé dans son giron
Historien pornographe
Gestuelle féminine en forme d’époque
O Marlène !
Nous cherchons tous une âme rare pour nous y égarer et l’aimer, déesse sanguinaire
Renaissance sur les hauts murs des prisons, gris, brumeux et rêveur
Jusqu’au ciel !
(Les nuits sont des salles d’attentes)
Il fallait que je garde la porte fenêtre donnant sur la terrasse, sur la nuit, ouverte. Je touchais involontairement mon visage, je le touchais comme je touchais la peau d’une femme.
Elle et moi aurions une histoire commune. Je ne sais rien hors de cet instant ou mes doigts l’effleure ou plutôt je sais hors de cet instant, je sais avec force que nous disparaissons.
Les nuits d’étés sont mortes à présent !
On n’espérait plus une rencontre hasardeuse sur la place du village
Une peur soudaine de ne rien entendre, de savoir ce silence sourd comme la seule réalité tangible de cette nuit
Là dehors le lotissement dormait
Le village marchait au bras des deux frères !
L’aube approchait, pour K aussi.
La dernière photo que je me rappelais d’elle la montrait le visage de trois quart, le crâne rasé, le regard sévère, la sévérité des gens qui souffrent, se révoltent !
J’acceptais que se pose sur ma nuque la main d’un maitre. Je ne souffrais plus d’un passé « après elle »
Au crible de mes souvenirs il ne restait rien qui me blesse
Mémoire et cœur !
Le tic-tac des réveils n’existaient plus
Les tapisseries brunes ornées de ce qui ressemblait à des lys travesties n’existent plus.
On ne dit plus avec jubilation à une femme érotisé entre deux âge : » toi c’est pas pareil, toi, toi tu sens la pisse »
Et l’amour avec une vulgarité innocente monte l’escalier !
Je ne connais rien à la solitude
Je n’ai aucun véritable projet
Le passé d’avant ma naissance, le monde s’étiolait lorsque je passais à la lumière
A la fadeur !
« Tes profondeurs, tes obscurités disait-elle »
« Tes profondeurs, tes ténèbres ô mère ! »
Lumière
Nudité
Open-space !
Je sentais que des larmes montaient en moi…pour moi ?!
Ou pour d’anciens acteurs fanés
Filles trop sages
Je ne voulais être qu’une image, une image projeté, décomposé 26 fois
Un sourire, un peu grave tout de même
« Je provoque à l’amour et la révolution » *
Il n’y a eu ni l’avènement de l’amour, ni celui des révolutions
Ni fraternités, ni compagnons
Des êtres nus, assoiffés de limites
De no man’s land !
J’ai oublié les villes, les villes m’oublieront !
D’autres mondes ont eu lieu
Roses cardinales pour d’autres mains !
Apparente douceur de l’arrêt pulmonaire
Les mélancolies et la luxure que l’on sortait aux visages des tavernes et des cabarets.
ô rues pavées de guerres !
Dénué de rage tournant dans un monde apocryphe !
Les gestes géométriques de l’ancienne prostitution !
D’heureux travestissements m’accompagnent dans les souterrains
Epoque d’avant le feu roulant et serrant fort la chair dispersé dans son giron
Historien pornographe
Gestuelle féminine en forme d’époque
O Marlène !
Nous cherchons tous une âme rare pour nous y égarer et l’aimer, déesse sanguinaire
Renaissance sur les hauts murs des prisons, gris, brumeux et rêveur
Jusqu’au ciel !
(Les nuits sont des salles d’attentes)
Il fallait que je garde la porte fenêtre donnant sur la terrasse, sur la nuit, ouverte. Je touchais involontairement mon visage, je le touchais comme je touchais la peau d’une femme.
Elle et moi aurions une histoire commune. Je ne sais rien hors de cet instant ou mes doigts l’effleure ou plutôt je sais hors de cet instant, je sais avec force que nous disparaissons.
Les nuits d’étés sont mortes à présent !
On n’espérait plus une rencontre hasardeuse sur la place du village
Une peur soudaine de ne rien entendre, de savoir ce silence sourd comme la seule réalité tangible de cette nuit
Là dehors le lotissement dormait
Le village marchait au bras des deux frères !
L’aube approchait, pour K aussi.
La dernière photo que je me rappelais d’elle la montrait le visage de trois quart, le crâne rasé, le regard sévère, la sévérité des gens qui souffrent, se révoltent !
J’acceptais que se pose sur ma nuque la main d’un maitre. Je ne souffrais plus d’un passé « après elle »
Au crible de mes souvenirs il ne restait rien qui me blesse
Mémoire et cœur !
Le tic-tac des réveils n’existaient plus
Les tapisseries brunes ornées de ce qui ressemblait à des lys travesties n’existent plus.
On ne dit plus avec jubilation à une femme érotisé entre deux âge : » toi c’est pas pareil, toi, toi tu sens la pisse »
Et l’amour avec une vulgarité innocente monte l’escalier !
Je ne connais rien à la solitude
Je n’ai aucun véritable projet
Le passé d’avant ma naissance, le monde s’étiolait lorsque je passais à la lumière
A la fadeur !
« Tes profondeurs, tes obscurités disait-elle »
« Tes profondeurs, tes ténèbres ô mère ! »
Lumière
Nudité
Open-space !
Je sentais que des larmes montaient en moi…pour moi ?!
Ou pour d’anciens acteurs fanés
Filles trop sages
Je ne voulais être qu’une image, une image projeté, décomposé 26 fois
Un sourire, un peu grave tout de même
« Je provoque à l’amour et la révolution » *
Il n’y a eu ni l’avènement de l’amour, ni celui des révolutions
Ni fraternités, ni compagnons
Des êtres nus, assoiffés de limites
De no man’s land !

marc- MacadAccro

- Messages: 576
Date d'inscription: 03/09/2009
Re: aujourd'hui no man's land
"D'autres mondes ont eu lieu", c'est important de le savoir...
merci pour cette méditation.
merci pour cette méditation.
Re: aujourd'hui no man's land
Certains mondes sont terribles...il est difficile, pour d'autres, d'écarter les barreaux de leur univers.
La poésie recueille tous les maux...et nous ne pouvons que caresser la peau de ces visages sans fard.
La poésie recueille tous les maux...et nous ne pouvons que caresser la peau de ces visages sans fard.

Carmen P.- MacadAccro

- Messages: 1188
Date d'inscription: 18/11/2009
Re: aujourd'hui no man's land
Le temps passé, rattrapé - vengé par son propre vécu, et ses connaissances qui tiennent dans le souvenir une place négligeable dès instant où l plume a gravé - marqué de sa patte ancrée - félin de la rue déserte.
Dam.
Dam.
Re: aujourd'hui no man's land
Je pourrais en dire sur ce poème, beaucoup mais tu sais quoi? Je ne vais dire qu'une toute petite phrase qui est :
Ta plume possède la magie qui fait que j'ai juste envie de te lire.
Quelle ambiance ici...J'aime!
Ta plume possède la magie qui fait que j'ai juste envie de te lire.
Quelle ambiance ici...J'aime!
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Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
Re: aujourd'hui no man's land
Je me suis laissé prendre dans ce entre-deux, ce no-words land où tu entraînes le lecteur inconscient qui pense être à l'abri des tirs croisés de tes tirades en coin.
Et malgré la peur qui guette à chaque ligne nouvelle on continue à avancer, rasant les murs, rasant les vers, vers cette fin qui guette sans qu'on l'espère.
Poésie ? Je ne sais pas. Tu brouilles les pistes et mélanges les cartes. De la belle écriture en tout cas.
Nilo, demain non plus.
Et malgré la peur qui guette à chaque ligne nouvelle on continue à avancer, rasant les murs, rasant les vers, vers cette fin qui guette sans qu'on l'espère.
Poésie ? Je ne sais pas. Tu brouilles les pistes et mélanges les cartes. De la belle écriture en tout cas.
Nilo, demain non plus.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
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