Derniers sujets
» Décadence
Aujourd'hui à 20:11 par léo

» Bonjour Macadamiens ;-)
Aujourd'hui à 17:13 par Carmen P.

» Polar
Aujourd'hui à 16:20 par flo

» Dans un bar, une nuit...
Aujourd'hui à 13:22 par Lamouscaille

» Il avait le teint gris
Aujourd'hui à 11:12 par léo

» Pensées flottantes
Aujourd'hui à 11:04 par léo

» Une infinité de mathématiciens assoiffés
Aujourd'hui à 10:55 par Io Kanaan

» un laurasonne (pour Laura Davies)
Hier à 10:58 par wielkiwilk

» Les suppos de Satan (partie 1)
Mer 23 Mai - 22:52 par Zlatko

MacadaRoulette

Chaque clic vous envoie vers un univers différent au hasard
 
MACAD’Actu
 
********
Un auteur à la Une de Macadam:

 

 ___________________________________________________________________

Le mot du mois

de Mars:

 SUEUR...   Transpirez sur ce mot !

___________________________________________________________________

  • et notre superbe dico de l'improblable, Donnez votre définition de ROMESBIQUE
  • _________________________________________________


-
Le Macadam se déroule

RETROUVEZ TOUS LES
INTERVIEWS DES AUTEURS


La langue de statue (texte long et chiant)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La langue de statue (texte long et chiant)

Message  cbello le Dim 27 Nov - 21:37

La langue de statue


Le poésie, ou l’art couillon à formuler du désespoir... Un énoncé du pire…
Le théorème d’une langue, non officielle, dressé comme un listing du malheur et de la rime… Et qui se prévaudrait académique !

Du verbe... Rien que du verbe, à mesurer du triste…
L’ampleur de faux dégâts, enrobés d’écriture, une belle enveloppe… Et ce n’est pas peu dire !
Avec la joie de recevoir et ton plaisir d’offrir…
Ce cri que t’exagères, élaborant la larme …
Cette manufacture du mal
Cette jurisprudence à la criticature*
Ces manquements de tout, doué de suffisance, cette maladie louche…
Cette plaie sans blessure, qui sans cesse s’allonge et qui jamais ne s'ouvre.
La charité du mal, au brillant dans la tête, qui donne bonne mine, jusqu’au bout d’un crayon…
La phrase entre les dents, comme un oiseau blessé, qui ferait les yeux doux
Ce chien d’un chien d’aveugle
Cette aube d’infini, cette essentielle brume, cet hiver qui meugle
Ces souvenirs poisseux d’une bouche encombrée, de formules d’aimer
Cette étoile qui dure, au craquant sous ton pas, brillante nuit et jour
Un soleil pour témoin qui bave des serrures, aux larmes d’outre-nuit.
Les yeux mouillés de cendre, aux yeux fermés de l’autre.
Les mains comme un refuge, jusqu’au bout de l’ennui
Ces mains, plus loin que toi, à bout d’une rencontre
Aux parfums que l’on porte où l’odeur s’emmêle, comme une fleur traînée...
Le cœur comme une borne, faite d'os et de chairs... Et d’airain... Et de temps …
Les mots lavés de rien, d'exsudant de tendresse où suintent des regrets.

Une langue muette… Enfin !
Un soupçon de ta lèvre, bavarde dans la tête
Un chant de contorsion, qui donne sa parole au mur que l’on dresse.
Aux envolées fictives... Au blues en équilibre.

Des passages d’oiseau
Son air d’altitude à la mine d'azur
L'orgasme ventriloque où des gorges figurent
Du gris à pleines dents comme du pain béni !

Cette ombre qui fut "Je", au sombre qui fut" Moi" !
Hué des litanies aux sueurs des anges
Aux haleines du cœur

Aux bouches crucifiées à l’endroit qui me crie
Un soleil verrouillé au tiroir de mes yeux
Mes traversées de ciel, d'impossibles chemins
La phrase dérisoire

De tant de temps passé, qui sait déjà le temps que durera l’aurore ?
De tant de mal écrit, qu’au mal se maquille… Qui sait déjà demain ?
De ce temps-là, et qui attend, dans l’ère des comètes
Qui sait déjà la nuit halée pour un sommeil ?
« Qui se sait d’une étoile ? »
Qui d’autres, à tous ces cris, reviendront pour me voir
Qui leur dira que tout était écrit et que tu m'aimais bien
Quand tout sera fini
Qui saura que de l'Être
Il n’en restera rien ? ...
Rien qu’une langue de statue !


* criticature : mot inventé par Léo Ferré : "des tonnes de crachats sur la criticature"....

cbello
MacadAdo
MacadAdo

Messages: 70
Date d'inscription: 22/11/2011

http://2ls.perso.neuf.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: La langue de statue (texte long et chiant)

Message  Sylvie le Lun 28 Nov - 6:42

Ton texte n'est pas chiant à lire !!!

J'ai beaucoup aimé ce passage:

"La phrase entre les dents, comme un oiseau blessé, qui ferait les yeux doux
Ce chien d’un chien d’aveugle
Cette aube d’infini, cette essentielle brume, cet hiver qui meugle
Ces souvenirs poisseux d’une bouche encombrée, de formules d’aimer
Cette étoile qui dure, au craquant sous ton pas, brillante nuit et jour
Un soleil pour témoin qui bave des serrures, aux larmes d’outre-nuit.
Les yeux mouillés de cendre, aux yeux fermés de l’autre.
Les mains comme un refuge, jusqu’au bout de l’ennui
Ces mains, plus loin que toi, à bout d’une rencontre
Aux parfums que l’on porte où l’odeur s’emmêle, comme une fleur traînée...
Le cœur comme une borne, faite d'os et de chairs... Et d’airain... Et de temps …
Les mots lavés de rien, d'exsudant de tendresse où suintent des regrets. "


( d'exsudant...c'est pas s'exsudant? )

Beaucoup d'images et de sentiments sont au coeur de ton poème même si parfois ça fait un peu citation.

J'ai beaucoup aimé le titre très original.

_________________
Sylvie

J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers

Sylvie
MacadAccro
MacadAccro

Messages: 3903
Date d'inscription: 10/09/2009
Age: 56
Localisation: France

http://sylvie.girardot.be/

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum