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romance

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romance

Message  marc le Mar 10 Jan - 23:17

textes retrouvé, écris quelque part entre 2002 et 2007 ou du moins qui en retrace la vie répétitive et plombé.



5

Longue nuit à durer sous mes doigts. J’imagine le masque que tu portes en dormant, ce masque d’enfant que j’aimerais tant avoir. Bientôt pour moi le monologue des jours et un sommeil qui ressemble à une évasion. Ho, j’aurais tant voulu l’éperon de la mer plutôt que ce jeune homme dans mon lit. La mer et la nuit me repousse, me repousse dans ses bras et je suis triste a pleurer. Nous prenions les routes pour des déserts avides et traversions ces citadelles en col blanc. Nous nous évadions de la vie sobre et des prières.
Écumer les bars, sortir des filles à l’aube puis nous rendre présentable dans les miroirs. Je suis sorti de cette jeunesse folle, une jeunesse qui divague pour rentrer dans mon hiver, loin de moi la coupe du salut et l’ivresse est tarie. Pourtant tous ces visages d’ombres survivent en moi et je reste seul à la nuit qui me berce. Oui, encore un verre et déambuler dans des hôtels de fer et de rouille. Cette nuit m’accable, longtemps a demeurer dans les souvenirs du sable, cette empreinte tenace, c’est la mienne. Pour un sourire, détraquer les horloges et prendre la fuite. Tu es restée prés de moi tandis que mon souffle brusque réveillait des cauchemars. Tu me donnais a boire quand j’avais soif puis tu me laissais dans ce songe humide et bleu. J’ai parcouru ces routes ou le corps hurle et ou l’esprit s’essouffle mais il me reste encore des pays à parcourir mais je reste à demeure, l’esprit clos et la bouche sèche. Voici venir le jour de mes défaites, le froid dans mes bronches et l’âme lourde. Je croyais tenir la distance mais tout s’épuise. Enfin tu danses parmi les flammes qui me consument. Le jour et son effrayante lumière, pour me voir donner le change, pour me mettre au supplice. Je me tiens dans quelques lumières superficielles et bientôt, je m’endormirai. Ho mon père, tu travailles tandis que ton fils dort et rêve et maintenant quel est ton héritage sinon un défaite !


6

Les nuits blanches me reviennent en mémoire, ces lits défaits, ces mémoires fixes puis cette absence de vie. Je croyais disparaître mais quelque chose me retient à la lumière. Je suis seul, mon corps est seul, il est d’une solitude de marin. Quelque chose pourtant dans mes yeux s’est éteint. Tendre la main et recevoir une blessure comme dans tes yeux. Ces nuits à périr de froid, ces nuits étreintes dans l’intimité d’un semblable. Dans les sables du sommeil, tu trouveras un visage et tu le feras proche mais tu haïras.

Je suis à l’avenant parmi cette foule. La pluie éteint la flamme de tes yeux, j’erre sur les rivages de cette mer solitude. Je suis nu. Mes rêves déchirent ta journée. Je bois des alcools de feu pour sombrer et je reste là à penser à ton corps. J’en suis à mendier un accident. La nuit est pâle ce soir et l’été vient. Cette violence soudaine qui heurte mon esprit, ces hirondelles qui déchirent le ciel. Ces soirées absence ou je titubais jusqu’au sable. Je bois une gorgée de bière et j’embrasse la jeune fille. Je reste cloîtré a la nuit et je me souviens: « Je sais que les femmes te soigneront et te rendront malade. Elles te donneront des vertiges que ta solitude ne pourra contenir, ni ta soif. »
« Tu sais, je ne suis pas celui que tu crois, cet être ivre et dépravé. Je prends des trains pour trouver l’endroit ou il ne sera plus question de moi même. »
« Tu sais que la tempête vient, elle arrive en ville. Tu sais qu’elle alourdit nos rêves et nous rend coupable. Tu sais qu’elle déteste notre éphémère et les restes de notre quotidien. Nous connaissons la fuite de ville en ville. »
Lâcher du lest et revenir a la soif, revenir parmi les blessures et s’en accommoder. Une entaille au rasoir et puis mordre la plaie. Tu te souviens mon ami de ces fêtes pour personnes âgées. Nous hurlions vers la lune mais ce ne fut qu’un temps. Notre vie s’est tarie, à changer d’horizons. Dis-moi qu’il fut un temps où nous étions vivants, maintenant, nous vivons morts dans les coursives de l’azur. Ma main tremble et le temps s’enfuit. Ho je respire, je saigne mais il est temps, tirez la couverture, voilà et puis sombrer.



7

Bientôt, le printemps laissera sa place a l’été et moi dans l’échec de ces saisons je resterai seul non pas seul au sens ou il n’y a personne, bien au contraire je suis entouré mais mon esprit souffre de ne pouvoir partager tout la beauté et tout le charme de ce rien qu’est la littérature.
Le soir est tombé et un ciel entoilé prendra place. J’ai failli m’endormir sur des quartets de Schuman. Mon corps était las de vivre sans goût. Je fume une cigarette qui se consume dans le cendrier. Que font les autres ? Ils font l’amour ou bien la vaisselle, s’endorment dans la tendresse d’un lit solitaire. J’aimerais me glisser dans la peau d’autrui et y trouver une résidence parce que c’est fini les soubresauts de l’humeur pour moi. Je suis maintenant accoudé au bar néant près de la mer et elle me raconte une solitude dans ses rouleaux d’écume.
Je regarde par la fenêtre de ma chambre et je vois une vigne qu’on a martyrisée. Bientôt s’élèveront des résidences ou des pantins mécaniques viendront habiter. Je n’aime pas les nouveaux venus dans mon village et je n’aime pas ce village pourtant il est peuplé de souvenirs d’enfances et de mes premières expériences érotiques.
Une chaleur moite vient de tomber sur le paysage et je participe au vol des hirondelles mais je n’ai plus le plaisir d’antan a les voir virevolter dans le ciel. Je me rappelle ces soirées ou je buvais des litres de thé en récitant mes déclinaisons latines et les hirondelles m’apportaient une certaine idée du bonheur.
Maintenant je me trouve usagé comme un vieillard qui se recouvrirait d’un manteau par un beau matin. J’ai peuplé le cimetière et j’en reviens toujours à la même tombe comme si je sentais que cet être a besoin de prières et je prie rendant grâce au seigneur de la vie qu’il m’accorde et de cet exutoire qu’est l’écriture.
Voilà ma journée est faite et bientôt tombera le couperet glacial de la nuit et de l’ennui. Je m’y prépare mais je suis si fragile dans mes nouveaux habits. Qu’importe je reverrai et les rêves valent bien la vie.

8

Le monde est vide. Je n’oublie rien de tout ce que j’ai vécu et j’en porte encore le deuil. Deuil de femmes fantômes et de silence injurieux. Cette soirée sera triste car nous sommes des êtres blafards traînant nos écorchures sous le sourire aiguë de la lune.
J’ai rêvé et rêvé encore et je me lève a l’heure ou d’autres sortent des bureaux et là, au creux de mon ventre, je sens une angoisse. La douleur d’un œil sec et d’une bouche pâteuse. Nous sommes pat, le monde entier est pat et nous nous réveillons aux bords des précipices. Ho mes amours ! Ou êtes-vous ?
Je croise les mêmes visages dans mon exil du monde et je crois bien que je pourrais pleurer. Pas loin de là un arbre tordu fait la sentinelle et le palais dans ses labyrinthe dévore la princesse. Moi je reste seul a la nuit en me tournant et retournant dans mon lit.
Croiser ces mêmes visages me rends mélancoliques et nous étions jeunes et immortels. Nous buvions plus que de raison prés de l’écume marine mais cette jeunesse a passée et nous nous retrouvons comme des étrangers au fond des miroirs et la blessure est saillante.
Parfois, je retourne vers la mer et je m’assoie devant les vagues lentes de la Méditerranée mais tout cela a perdu son parfum d’ivresse et quoi qu’il en soit la mer reste muette. Voilà ou nous en sommes à huit heures du soir, un ciel d’aires lentes et le passage des hirondelles, un père qui me sourit et une mère qui prit et moi je termine mon second martini. Un jour peut-être oui un autre jour pour vivre.


9

Je suis seul ce soir et un vent frais m’accompagne. Il court sur les êtres et les rend opaques. Nous ne voyons plus rien des personnes, seule une ombre traverse la rue.
Ce vent c’est l’oubli, c’est ne plus rien savoir des personnes qui jadis passaient par là.
Je reste dans l’obscurité de la chambre de mon père et mon esprit flotte dans le rien et il s’en est fallu de peu que je n’écrive pas mais il me fallait noter cette absence de moi même ce soir. Je me regarde et je ne vois rien dans la glace, je m’allonge et alors mon esprit ne dit plus rien, ne se laisse même pas aller à la mélancolie. Je demeure un étranger à moi même. J’accepte la frustration de ne pas être moi ce soir ou plutôt si je suis bien moi mais un moi flottant, sans volonté. Je tends la main, rien ne se passe. Je croise des vertiges de lenteur et mon corps est tout englué de cet anonymat qu’apporte le vent froid de ce moi de mai. Tristes foules qui m’habitent ! Je ne suis pas de ceux la. Je laisse courir la rivière, je laisse le haussement d’épaule des montagnes.
Je suis anonyme dans cette chambre d’hôtel et je parcours la ville. Je me prélasse dans des lieux de nostalgies et je renoues avec mes vieux démons.



10

Je fais la nuit que nul n’achève. Le vent cogne aux fenêtres et dehors se réveillent les rues pour un soleil de plomb. Ce fut une nuit triste, pleine d’absence de saveur et de réconfort.
Mon visage s’amenuise à mesure que l’aube se lève, cette aube pleine de promesse pour les autres sera mon bourreau. Je ne goûte rien, je n’ai envie de rien et pourtant je devrais tenir une journée entière. A la faveur des cimetières, les feux follets se tarissent et l’ombre de la mer se fait plus amicale mais cette lumière m’accable et je n’ai nulle parole à donner. Autrui est une chimère faite pour passer le temps.
Je bois un martini glace et j’écoute Schuman mais tout cela semble sombrer dans mon corps comme si celui ci ivre de fatigue devenait un néant qui tremblera toute la journée dans ce vent moribond. Je ne dois pas dormir, je dois rester comme un soldat de garde dans sa guérite, comme un geôlier devant sa prison et je pense à toi que j’aime qui va ouvrir les yeux pour une nouvelle journée de travail. Je suis comme un rythme fragile qui se brise sur les écueils du jour. Aujourd’hui est mort !
Mon oreille est sourde à la beauté et mes yeux sont aveugles devant les textes que j’ai parcourus hier au soir. Je suis comme une ombre nonchalante qui va s’attabler au néant et qui va se nourrir de victuailles moisies. Je fume un cigarette et j’entends le réveil de mon père qui va se lever, ce travailleur de l’aube et moi aube triste car je n’entends plus rien, mon corps est las.







11

Un autre jour, encore. La nuit se termine entre des couteaux et un poids pèse sur mon corps et mon esprit. Ce n’est pas le poids des miséreux, ni le poids du saint. Au fil du temps. Il y eu un jour. Il y eu une nuit. Cigarettes, cendrier comme un allié fidèle et des musiques parcourant l’espace de la pièce où je dors. Nettoyage, ménage. J’ai renié mes souvenirs. Ils ne me font plus souffrir et je vois s’avancer un présent. Le passé me regarde encore du coin de l’œil comme une bouteille regarde un alcoolo. Mes amours, je les ais archivés dans un recoin de ma mémoire, cette fantastique nébuleuse pour homme ayant vécu. Au fond de moi : des galions espagnols gisent de leurs statures marines. Un monde meilleur ? Seuls ses mots me tiennent en éveil. Je ne peux fréquenter aujourd’hui la littérature d’un autre. On se détache de ses parents, on se détache un jour des sources obscures qui ont fait jaillir une étincelle poétique. Voir plus loin, écrire un monde, un esprit à la dimension du monde. La nuit est finie et l’aube pointe. T’ai-je revue dans une quelconque rue ? Oui et j’ai eu mal. Je ne savais pas à quel point je t’avais blessé bel oiseau assuré de son chant. D’autres t’auront mieux aimé que moi qui voulais être un personnage que l’on ne cerne pas et qui vise aux extrémités de l’érotisme. Un temps de folie et de solitude, un temps pour l’orgueil. Je pourrais bien crier mon admiration pour les neuroleptiques : Tegretol, Valium, Abiliby, Tercian. Voila ma nouvelle œuvre !

Je regarde mon père et je vois un étang paisible, une tranquillité de « l’ancien temps ».

Le jour ruisselle comme le sang d’un nouveau né. C’est la fontaine sacrificielle et chaque jour, nous lisons les âges des morts dans le journal. Disparaître ! J’ai fais mes adieux à la mélancolie et je reste sage à dénicher une vérité du cœur. Combien de clopes ai-je fumées cette nuit ? D’abord, un vague bruissement puis la musique qui s’infiltre dans les oreilles puis l’œil qui se crève dans l’obscurité et ce corps, lourd, qui se soulève dans le salon. Quelle heure était-il ? Deux heures et demie. Repartir dans les abymes du sommeil, cet enfer de pesanteur fugace et de légèreté. Fuir les rêves comme on fuit une maladie. Ils vous enchainent à un roc de mélancolie dès leurs fins. Combien de fois ai-je tissé mes journées à partir de ces gouffres. Ils étaient là quand je m’habillais. Ils étaient là quand je remuais mon café. Une maladie fixe.
J’ai pris un café et allumé une cigarette puis un autre café et une autre cigarette etc.…
Somnoler un instant et puis écrire, écrire même si cela est du mauvais puisque je ne sais rien faire d’autre alors je trace ma vie à l’encre et j’invente, je plonge, j’éjacule un ego, une époque. Adieu à la ville ! Au revoir nuits blanches !
D’abord ce fut le jazz fulgurant et souple de Coltrane qui déchirât les songes : « lush life, my favorite thing ».Mais après, il à fallu revenir à quelque chose de luciférien et les guitares claquaient comme on bastonne un vieillard, comme on flagelle un Christ. Retour dans le bruit de notre aujourd’hui, cet instant chien loup et aussi cette angoisse qui prend à l’estomac sans but sinon celui de vous faire vomir. Ho oui, donnez moi à boire, que je m’alcoolise bien tranquillement puisque le monde est fou. Mon le monde est logique, d’une logique implacable et laboure les gens. Il faut écrire tout cela sans tristesse mais avec ce bonheur d’être un peu ravagé et d’avoir fréquenté des HP, des cliniques, des centres et de tenir un dortoir aux urgences de Perpignan. Fini les excès. Une sorte de « bonheur » préfabriqué vient de naitre en moi et pourtant j’ai toujours peur de vivre. Sortir de la maison est un combat

12

J’écris contre le monde mais dans son ventre. Café, clopes.. Je respire, je sors. On pourrait dire qu’il n’y a plus rien à écrire. Il faudrait alors retourner dans un silence musical ou bien dans une prière. Je salue Bukowski au passage. Je le lisais toujours en écoutant Mahler et en buvant quelques bières. J’ai trop bu dans ma vie. Nuits blanches de mes retours, joints parmi les détritus de la mélancolie et puis au matin, allé acheter quatre bières. J’suis clean ! No sex, no drugs, no alcool ! On pourrait résumer comme ça ma vie actuelle. Ces meubles hurlant, ces rues de pluie. On se frotte au soleil, on s’accouple, on frappe à la porte d’un amant. Vide, pénétration, néant ! Les nuits sont à l’adversaire un véritable fête. Ca baise partout ou bien ca murmure. On s’endort dans un vieux souvenir comme on se couche dans un cimetière, une date de naissance et puis oubliez la mort puisqu’elle n’existe pas, puisque vous êtes éternels.
Lettres intimes à l’arrachées où j’écris que je ne suis plus un homme. Les mots échangés au téléphone pour rien. Un abyme sépare les êtres. Seul le recueillement apparaît comme une source. A l’intérieur, là, nous trouvons quelques bricoles pour un lendemain. Je me suis réveillé à 5h30, Stan Getz soufflait toujours dans son sax ténor.
Je sens encore en moi le sommeil vague et langoureux d’un anxiolytique, surement une misère de ma part. Les médocs m’ont éloigné des femmes et des hommes à moins que ce ne soit Dieu. Je regarde toujours les visages dans la foule et j’imagine toujours les filles en train de faire une fellation mais-excusez moi- j’ai l’impression que c’est une sorte de déduction de leurs visage. Merveilleuses salopes !
Le café chaud, une clope et la journée qui mue.

13

Elle était là, bouffie par des nuits de jointure et d’alcool. Elle parle, elle parle…
Elle n’a rien à dire sinon qu’elle n’existe plus, là, aujourd’hui.

14

La chaleur du foyer accompagnée d’un vieux poêle comme ces maudits du 19ime qui hurlaient dans les mansardes. Ce Paris infernal, peuplé de vérole et de syphilis. Voila, j’attends, la corde au coup et dehors, dehors marchent les ombres quotidiennes.
Il faut écrire dans l’obsession, dans l’instant, ne jamais revenir en arrière. Seuls les lecteurs reviennent en arrière. Suis-je d’un aujourd’hui ? Qui voyez-vous ?
Je veux un désordre. Je veux de l’ordre. Une vie saine où l’ennuie travaille la chambre, la chair. Ecrire jusqu'à se bruler la cervelle. Attendre et pourrir sous le soleil. Aujourd’hui les croix dansent. Ils passent leur temps à travailler dans les capitales citadelles. Je n’ai rien à leur reprocher. En bref, ils vivent.
Suis-je vivant ? Pourquoi m’a-t-on réveillé ? Du temps à revendre et des journées de somnolence. Les paradis artificiels sont-ils révolus ? Je donne mon ordonnance et on me donne mon pain quotidien. Me voila devant le miroir dans la salle d’eaux. Je regarde ces plaquettes comme un vertige, comme un vestige. J’ai changé de labyrinthe. J’ai troqué une science de l’oubli et du sommeil contre un jour pluvieux, un au revoir au monde. Quelques murs : un horizon de caractères, de notes.

15

Le piano fend l’air de la chambre qui est encore froide à cette heure ci et on se souvient d’un poète immolé, roué de coups par ses congénères sur une plage en Italie. Mourir sur une plage, ce devrait être le rêve de tout homme mais non, on préfère s’éteindre dans son lit alors que là, allongé le soleil finit sa course dans le ciel. Le cœur s’arrêterait de battre. Il s’est trop emballé de toute façon. Pour des jeunes filles aux regards d’arc en ciel où bien pour des idoles en toc.
Ca accélère, ca ralentie, c’est comme mâcher une matinée, mâcher un soleil. Il avait beau être une sorte de Pd menteur et trainer ses fesses dans les boites, je me suis attaché un peu à lui. Nos regards se sont croisés bla bla bla… ! Ok computer, une bouteille de rouge etc...Mon réveil dans cet appart qui était à une centaine de mètre de la mer. « Voir Venise et puis mourir ». Longtemps et souvent, j’ai patienté dans ce bar en écrivant des notes. Cercle et soleil bleu ! J’écrivais du désordre et lui ne venait pas. Ca martèle presque en tout cas, il cherche. Soupirs idiots.
Réveille-toi, un nouveau labyrinthe t’attend ! Il montrait ses cadavres de bouteilles comme des trophées, lui, livide et étincelant dans une chambre qui à mille ans. Il le regardait se défaire de la vie soir après soir. Il tenait ce jeune homme par la hanche. Une gueule cassée.

M. Roland










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Re: romance

Message  Nilo le Dim 22 Jan - 17:03

Sans doute bien long pour bien des lecteurs. Dommage car il y a là de très belles choses.
J'en ai sélectionnées quelques unes que je mets de côté pour mes vieux jours.
Je sais que les femmes te soigneront et te rendront malade. Elles te donneront des vertiges que ta solitude ne pourra contenir, ni ta soif.

Nous buvions plus que de raison prés de l’écume marine mais cette jeunesse a passée et nous nous retrouvons comme des étrangers au fond des miroirs

A la faveur des cimetières, les feux follets se tarissent et l’ombre de la mer se fait plus amicale

Je regarde mon père et je vois un étang paisible

On s’endort dans un vieux souvenir comme on se couche dans un cimetière,

J’ai changé de labyrinthe. J’ai troqué une science de l’oubli et du sommeil contre un jour pluvieux

Il tenait ce jeune homme par la hanche. Une gueule cassée.

Voilà, je t'ai lu, ça valait le coup de "t'apprendre" un peu plus.

Nilo, au suivant.

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