Derniers sujets
» Dans un bar, une nuit...
Aujourd'hui à 22:33 par léo

» Une seconde... et Marie Laure
Aujourd'hui à 21:48 par cbello

» Décadence
Aujourd'hui à 20:11 par léo

» Bonjour Macadamiens ;-)
Aujourd'hui à 17:13 par Carmen P.

» Polar
Aujourd'hui à 16:20 par flo

» Il avait le teint gris
Aujourd'hui à 11:12 par léo

» Pensées flottantes
Aujourd'hui à 11:04 par léo

» Une infinité de mathématiciens assoiffés
Aujourd'hui à 10:55 par Io Kanaan

» un laurasonne (pour Laura Davies)
Hier à 10:58 par wielkiwilk

MacadaRoulette

Chaque clic vous envoie vers un univers différent au hasard
 
MACAD’Actu
 
********
Un auteur à la Une de Macadam:

 

 ___________________________________________________________________

Le mot du mois

de Mars:

 SUEUR...   Transpirez sur ce mot !

___________________________________________________________________

  • et notre superbe dico de l'improblable, Donnez votre définition de ROMESBIQUE
  • _________________________________________________


-
Le Macadam se déroule

RETROUVEZ TOUS LES
INTERVIEWS DES AUTEURS


Retour en France, Fin de saison 76...336° à 340° Bon° Marc Tremsal.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Retour en France, Fin de saison 76...336° à 340° Bon° Marc Tremsal.

Message  tremsal le Lun 16 Jan - 14:58


67


De la brousse à la montagne
Un rêve inachevé…
Début d’une parenthèse Parisienne.
Un retour aux sources…


















Au revoir mon Afrique Noire…Je reviendrai, dit Christian avant de s'engouffrer dans l’énorme Boeing 747 d' Air France ! Pendant ce long vol de nuit, bien installés, nous tentions d'oublier la chaleur moite de l’hivernage, la terre rouge de Nianing, les cris des oiseaux, les vagues de l’‘océan, et laissions derrière nous, l’hospitalité Sénégalaise, « la Teranga »… Les enfants s’endormirent très vite, pour se réveiller qu'à l’approche de l’atterrissage à Orly. Je savais qu’Hubert serait là, mon cher frère et filleul.
J’avais eu le temps, durant le long trajet, de bien réfléchir à mon programme et je voulais commencer d’ abord par Jet Tours, non loin de Suresnes, pour remettre mon projet. Ensuite on ferait un aller et retour dans les Vosges, pour revoir mes parents avec les enfants. Puis, vers la fin septembre, j’irai accompagner les enfants à Pont de Cerviere, (Briancon), pour qu’ils retrouvent leur maman et s’installent chez elle…
Si tout se déroulait bien, mon retour au Sénégal, se profilait vers le 15 Octobre. En quittant l’aéroport, sur la route vers Paris, dans la voiture, rires, moments de joie, Hubert en pleine forme, nous a préparé un bon petit déjeuner à la maison. En arrivant, les premiers coups de fil familiaux, Mathilde et les proches amis. Hubert me confirme que le fils Sicard a plié bagage et que les bureaux sont vides. Mon frère Paul a des affaires à entreposer et a demandé si ce serait possible pour quelque temps, de les ranger à Suresnes. Je ne suis pas contre. Avant mon rendez-vous à Jet Tours, j’aimerais au moins le contacter pour faire le point. Paul est mon meilleur conseillé. Le temps est au beau fixe sur Paris. René Tabone doit nous prêter la 403 pour quelques jours.


Après, pour les longs trajets, je louerais une voiture confortable, car les enfants ont une grande cantine pleine, et deux valises et c’est plus prudent.
J’ai pu avoir mes rendez-vous avec Miss Bach, Jean-Louis Martin et Monsieur Pinson dans la semaine. Je remettrai à qui de droit le volumineux courrier du Domaine, dont un à la comptabilité, très important, selon les dires d' Apo et Armande.
Cette prise de contact dés mon arrivée, aura pour but, de parler de vive voix avec eux de mon projet, dont les grandes lignes, par rapport à la réalité de la situation critique sur le terrain, leurs sont déjà connues. Je remettrai entre les mains des responsables de Jet Tours, comme prévu avec Apo, le document du projet général, en attendant sa venue à Paris.
Nous n’avions pas de temps à perdre, car la réouverture du Domaine était prévue pour la fin Octobre. Vraiment, j’avais l’espoir de faire aboutir cette négociation, pour qu’enfin on sorte de l’immobilisme, des atermoiements et en quelque sorte de la régression.
Ce premier rendez-vous concret avec Jet tours et surtout leur compréhension, l’approbation de Monsieur Pinson et de Miss Bach, me motiva à enchainer les autres contacts pour obtenir un large consensus. J’avais confiance en Monsieur Pinson, qui avait était à l’origine du contrat de Mathilde, avec Jacqueline Raymond. Sa notoriété comme expert sur les activités internationales d’Air France, surtout Asie et Amérique du Sud, l’Europe, l’imposaient surtout, depuis qu’il avait pris les rênes de Jet Tours en 1972. Il avait su propulser et imposer cette marque sur le marché du tourisme et nous n’en n’étions qu’au début !
Il était entouré d’une équipe efficace, avec Monsieur Bodineau à la production, Monsieur Guillabert, à la commercialisation etc. Avant de le quitter, Il avait tenu à me raconter sa rencontre à Dakar, lors de l’inauguration de l’Hôtel Diarama, avec Apo, en début d’année 1973, et de son aller et retour mouvementé et pittoresque au Domaine, tant la route était encombrée, et la personnalité d’Apo…

*


Il fait un temps superbe à Paris et nous ne voyons pas les heures s'écouler. Je n’arrête pas de multiplier les rencontres avec la famille, les amis et ne me lasse pas de fréquenter les salles obscures pour voir et même revoir des films comme l’excellent, « Barry Lyndon », de Stanley Kubrick, avec Ryan O’Neal, Marisa Berenson, Hardy Krüger…Un retour vers le 18eme siècle, ou tout est bon, pour un jeune et libertin Irlandais, pour s’élever dans la société…Le Jeu, la tricherie…Les enfants ont bien apprécié le film.
Savoir que Jet Tours va participer aux équipements Loisirs et Sports, et au contrat d’expatrié me concernant, va enfin solutionner une grande partie de nos problèmes. J’étais de plus en plus confiant. Apo, m’informa qu’il arriverait de Dakar le samedi suivant, pour une rencontre Lundi à Jet Tours…On alla le chercher à Orly, pour le déposer chez lui à Saint Cloud. Il me tardait de le revoir et je ne bougeais pas du Donjon. Après son rendez-vous, il nous rejoignit à Suresnes. Il n'avait pas pu rencontrer Monsieur Pinson qui était en voyage…Il était déçu, plus encore, il me semblait catastrophé. Que s’était-il donc passé ? Il resta discret et je ne devais pas en savoir plus…Je lui disais que de mon coté, notre projet avait eu un écho favorable et avait de bonnes chances d’aboutir. La décision finale devait être prise dans quelques jours. Il ne me répondit pas ou alors, par oui, oui Marc, c’est bien…
On dina ensemble au Donjon. Hubert nous avait préparé des pâtes à la Bolognaise et tandis que nous nous régalions, Christian et Isabelle dirent à Apo, qu’il le trouvait tout autre, en chemise et cravate! Mais très élégant. En nous quittant, il me dit :
--Marc, tu avais bien remis tout le courrier à la comptabilité Jet Tours ?
--Oui Apo.…
--Bon, je dois les rappeler. Tiens-moi au courant de ton coté, et appelle-moi chez moi, au fort de Villars à Albertville. Sois prudent avec la 403, ne l'utilise pas pour de longs trajets..…

Sur Paris, je revis Jean-Claude Eger, bronzé comme jamais, et déjeunais en travaillant, avec Marcelle Oury, toute émue et heureuse de me revoir. Gérard Oury me fit le plaisir de venir boire un café avec moi et sa chère maman. Il s’émerveilla devant les quelques pages sur sa carrière, que j’avais illustrées.
Il me tardait de revoir mes parents et je leur avais annoncé notre venue pour la fin de la semaine. Trois quatre jours sous le toit familial nous feraient que du bien. Le temps était splendide. On fit quelques achats avec les enfants et nous primes la route des Vosges. J'empruntais la N.4, toujours aussi dangereuse et encombrée de camions. Les retrouvailles furent douces, chaleureuses. Certes notre séjour fut limité, mais je promis à papa et maman de revenir les embrasser et de rester une fin de semaine prolongée avant mon départ pour Dakar.

*


La semaine suivante, les derniers rendez-vous, pour une association avec Jet Tours que j’avais tant espérée, s’acheminaient vers la possibilité d’un accord. J’avais retrouvé le moral…et commençais à contacter les fournisseurs, car il me restait peu de temps !
Toujours sans nouvelles d’Apo, le soir venu, impatient, je l’appelais…Il avait déjà appris, que cet accord était possible et avant que je puisse encore m’exprimer :
--Marc, je suis au courant, j’ai réfléchi, arrête tout, je vais te dire, Je ne veux pas que ces « gens », rentrent dans mon affaire…Et nous imposent…Excuse moi…
Je tombais des nues, au point d’en trembler…
--Apo, mais tu étais d’accord, j’avais eu ton feu vert…Tu le sais, tu n’as rien fait cette année dans mon secteur, je n’ai pas pu me verser un seul salaire, tu n'es vraiment pas conscient de notre situation, tu m’avais promis…
--Marc, pardon, je te donnerai ce que tu veux…Moi Apo, je te le promets.
--Mais Apo, c’est maintenant qu’il faut investir, c’est une question de semaines…
J’étais abasourdi, j’en avais les larmes aux yeux, qu’allait-il se passer ?

Finalement, je ne pu réussir à lui faire changer d’avis…Je vous l’ai dis, Apo, au dernier moment, alors que nous allions aboutir, m’ordonna de tout stopper avec Jet Tours ! Il m’expliqua encore et encore, qu’il tenait à garder son indépendance…Et qu’il me ferait un contrat, dés mon arrivée, etc. Pour me rassurer, il me dit enfin au téléphone, qu’il me promettait de m’envoyer des fonds immédiatement pour tous les achats urgents de matériel de sports et de loisirs pour la prochaine saison ! Une nouvelle promesse ? J’étais effondré, et j’appréhendais le pire, sachant très incertain, ce que me disais Apo. Mais je ne voulais pas désespérer. Je rendais compte à mon ami Jean-Louis Martin et à Miss Bach, de ce revirement… Comme eux, j’attendis avec un peu d’espoir, mais le moral à zéro, ne me faisant plus d’illusions. J’avais appris à Jet Tours par Pierette, qu’il était rentré à Dakar.
Apo tiendrait-il son engagement ? Les jours passaient et mon anxiété s’aggravait. Sans nouvelles d’Apo, j’appelais souvent le Domaine, le bureau à Dakar, laissant des messages, qui restaient sans réponse…Comment pouvait il me laisser dans cette situation ? Un réflexe me fit appeler chez lui à Dakar, mon ami Philippe de Chicourt, qui était très proche d’Apo. Je le tenais au courant et on convenu que je le rappellerais dans deux ou trois jours.
Nous devions partir à Briançon et je disais à Hubert de me tenir au courant au cas où Apo appellerait. A la banque, aucun virement, au Donjon un silence terrible.
Un ami cher, Henri-Paul Chouraqui, me prêta une voiture, car mon compte bancaire étant à sec, je ne pouvais en louer une. Le voyage vers les Alpes fut laborieux, malgré la gentillesse des enfants et je ne restais que quelques heures à Pont de Cervière…Je revis Mathilde en pleine forme, et heureuse de retrouver ses enfants…Je repris la route vers Paris, l’âme triste.

*


Dés mon retour, le coup de fil avec Philippe de Chicourt, confirma qu’ Apo s’était braqué sur le projet, et il n‘avait appris rien de plus…
Malheureusement, rien, dans ce « projet réaliste », si longuement muri, d’un véritable plan de partenariat, ne devait jamais aboutir…Par l’obstination d’ Apo.
Ma situation financière m’obligea une nouvelle fois de me faire aider, par un prêt familial du coté de la famille Valay, avec l’accord de ma chère maman. Pour des raisons impératives, une sorte de « parenthèse », dont on reparlera, je devais prendre la décision de rester en France, et cela pour plusieurs mois…Les événements justifieront mon choix de rester à Paris, car la promesse d’Apo, pour des raisons qui seules, le concernaient, ne fut pas tenue. Qu’étaient devenus notre complicité créatrice, nos longs mois de labeur et d’entente ? Je ne devais pas avoir trop de regret, car je n’eus plus aucunes nouvelles, ni de lui, ni d’Armande et du Domaine…Devant cette attitude, notre projet resta dans les cartons à Jet Tours.

…Tout début Octobre, de retour dans les Vosges, devant ce silence incompréhensible, je télégraphiais le cœur serré à Apo et Armande, que je ne retournerai pas au Domaine pour la saison prochaine. J’étais les pieds au mur. Mes parents trouvèrent ma décision judicieuse, tout en sachant combien mon cœur était toujours là-bas. Je n’eus aucunes réponse…
Retrouvant mon tempérament fonceur, lui ne m’avait pas quitté ! Il me fallait très vite, trouver un job, une activité, pour gagner ma vie tout de suite. Dans cette décision, personne ne m’influença. Au sujet du Domaine, cela me coutait, de laisser tout le personnel, tout le travail accomplit, notre maison…Parfois je m’en voulais. Mais je savais que je devais mener un nouveau combat et celui-ci en France. La déception était grande et l’attitude d’Apo affligeante.
Mes amis de Jet Tours accusèrent le coup, et comprirent à demi-mot, mon choix de prendre un certain recul, en restant à Paris. Il me fallait faire une parenthèse, me renflouer financièrement en travaillant, ce qui ne devait pas tarder…Ma bonne étoile, voulu que cet ami, qui m’avait dépanner en me prêtant un véhicule, que j’avais connu à Nianing, Henri-Paul, créateur de Data intérim, une florissante entreprise, connaissant mes soucis, me suggéra de reprendre mon ancien job de publicitaire…
J’avoue que je n’étais pas chaud, que mon esprit chaque jour était à Nianing, mais son idée, était d’ouvrir une agence de publicité…Sa motivation était le nombre très élevé de petites annonces, qu’il faisait passer chaque jour…Si il était accrédité légalement comme agent de publicité, cela lui reviendrait moins cher !
Il n’y avait qu’un problème ! Je ne possédais pas de carte d’agent de publicité officiel, et Il fallait que je passe devant une commission d’attribution, pour obtenir cette carte, véritable sésame ! J’avais connu au Domaine, Dominique Jouan, un « nom » chez Havas, et on déjeuna ensemble vers La Bourse. Pour lui, il me fallait bachoter sérieusement tout ce qui touchait à l’édition et à la presse, l’imprimerie et la publicité…Mes archives de publicitaire seraient déterminantes. Je me coulais littéralement dans le costume d’un véritable étudiant et j’avais deux mois devant moi avant ce véritable examen. Henri-Paul, me fit visiter au cinquième étage de son immeuble, un immense appartement, où l’agence ouvrirait dés que possible, sous le nom de HPC ! Mais il fallait obtenir la carte au numéro à vie, d’agent de publicité. Mon salaire fut fixé à 5000 F, par mois. Cette sécurité financière immédiate, fut le moteur principal, devant le vide sidéral de Nianing. Au fond de moi, je me disais qu’un jour Apo m’appellerait…
Qu’allaient penser Christian, Isabelle, de ma décision de rester à Paris. Je songeais sans cesse à eux et les imaginais dans leur vie nouvelle... Inévitablement ils allaient découvrir, que leur maman, avait un ami…C’est vrai qu’un long temps avait passé… et Mathilde, qui avait émis le souhait d'avoir ses enfants avec elle…Les avait retrouvés.

*


Mes parents furent avec Paul les premiers à savoir ce que j’allais entreprendre. De retour sur Paris, On dina avec Hubert au Père Lapin. Au cours du repas, je lui racontais la suite des événements. Il était heureux de savoir que son parrain allait habiter avec lui au Donjon. Toujours aucune nouvelle du Domaine. Je prévoyais d’aller à Jet Tours, pour avoir des informations. Après avoir eu longuement les enfants au fil, j’étais tranquillisé. Pour eux, de savoir que j’avais décidé de rester à Suresnes où j’avais retrouvé Hubert, les tranquillisait. Mais Christian devait me dire plusieurs fois :
--Mon papa, Tu vas avoir ton travail à Paris, mais tu verras que ton Nianing, ne peux vivre sans toi et toi sans lui, et qu’Apo va souffrir sans toi….

Une personne qui retrouva la joie, fut mon amie Marcelle, lorsqu’elle apprit que je restais à Paris.
--Marc, on va rattraper le temps perdu…Il faut qu’on termine le livre de la carrière de Gérard…

Les plus étonnés, furent mes anciens clients. Je me devais de les contacter au plus vite pour leur présenter la future agence, dans laquelle j’allais travailler, afin qu’ils me donnent du boulot ! Mon ancienne dessinatrice madame Roland, fut partante pour un contrat à plein temps à H. Publicité Conseil, rue de Réaumur.
Certes les questions ne manquèrent pas sur mon retour en France… Mais je restais discret, m’attelant à mon objectif parisien…Avec présents en moi, la nostalgie et les rêves de mon Afrique Noire, le souvenir de tous mes frères Sénégalais, des paysages jamais oubliés, et de notre maison au bois vert.




*






















tremsal
MacadAdo
MacadAdo

Messages: 175
Date d'inscription: 12/08/2010

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum