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comme un chêne assassiné
Macadam :: MacadaTextes :: Poèmes
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comme un chêne assassiné
aux heures pluvieuses
des nuits de fer
coeurs et corps désunis
s’ennuient de ne plus aimer,
quand l’amour est passé
les ailes déchirées,
et les matins blessés
se morfondent
aux draps refroidis,
portes claquées
par la bourrasque
des mirages anciens
des amours borgnes
dans la vase des fleuves
qui toujours repoussent
le delta des coeurs
aux soirs désertés
les hommes émaillés
de rêves molestés
par le sévère hasard
lisent aux murs
des rues jaunes
les graffiti de l’impossible
et tendent encore la joue
à la nuit froide
comme une cathédrale
à l’aurore menteuse
aux soleils de pacotille
tout est maintenant très loin
d’ici
d’ailleurs
la jalousie sanglée
de désir
ronge ton front
le tourment muet
gratte ta poitrine
l’ennui claudicant
se glisse
sous tes ongles
noirs de crasse
tu terres tes écumes
rebelles
au fond des colères
rouges
ta bouche dans la gorge
tu scandes des mots de fiel,
aggravation du silence,
tu comptes ton malheur
au creux de ta main
les pieds dans la boue
le pas trompeur
même les pierres
aboient sur ton passage
tu cours jalouse
à côté du soleil
fuir, fuir
et la vie crucifiée
sur la corde des nuages
à la courbe de tes reins
à tes poings fermés
portes condamnées,
et tes cris d’amour
misérables piécettes
au fond de tes poches
crevées
et ta tête d’ange
possédé
roule, roule
dans l’avalanche bondissante
du temps crispé
dans ta chair nue
une étoile s’éteint au ciel
abîmé de sanglantes
voies lactées
femme
à l’iris endormi
invente toi un regard
d’aurore boréale
des nuits de fer
coeurs et corps désunis
s’ennuient de ne plus aimer,
quand l’amour est passé
les ailes déchirées,
et les matins blessés
se morfondent
aux draps refroidis,
portes claquées
par la bourrasque
des mirages anciens
des amours borgnes
dans la vase des fleuves
qui toujours repoussent
le delta des coeurs
aux soirs désertés
les hommes émaillés
de rêves molestés
par le sévère hasard
lisent aux murs
des rues jaunes
les graffiti de l’impossible
et tendent encore la joue
à la nuit froide
comme une cathédrale
à l’aurore menteuse
aux soleils de pacotille
tout est maintenant très loin
d’ici
d’ailleurs
la jalousie sanglée
de désir
ronge ton front
le tourment muet
gratte ta poitrine
l’ennui claudicant
se glisse
sous tes ongles
noirs de crasse
tu terres tes écumes
rebelles
au fond des colères
rouges
ta bouche dans la gorge
tu scandes des mots de fiel,
aggravation du silence,
tu comptes ton malheur
au creux de ta main
les pieds dans la boue
le pas trompeur
même les pierres
aboient sur ton passage
tu cours jalouse
à côté du soleil
fuir, fuir
et la vie crucifiée
sur la corde des nuages
à la courbe de tes reins
à tes poings fermés
portes condamnées,
et tes cris d’amour
misérables piécettes
au fond de tes poches
crevées
et ta tête d’ange
possédé
roule, roule
dans l’avalanche bondissante
du temps crispé
dans ta chair nue
une étoile s’éteint au ciel
abîmé de sanglantes
voies lactées
femme
à l’iris endormi
invente toi un regard
d’aurore boréale

Art Dreamer- MacaDeb

- Messages: 13
Date d'inscription: 20/01/2012
Re: comme un chêne assassiné
Bien de ces mots qui trouvent leur écho dans bien de nos maux...

Ratoune- MacadAccro

- Messages: 1618
Date d'inscription: 01/09/2009
Re: comme un chêne assassiné
J'ai extrait ceci
tu comptes ton malheur
au creux de ta main
et ceci
même les pierres
aboient sur ton passage
que je trouve très beau et parlant.
Et même s'ils sont dans la même strophe j'en ai éliminé ce qui les sépare parce que je trouve que ça les affaiblit.
Bref, je te lis et j'apprécie. Il y a de l'avenir dans cette plume.
Nilo, à suivre.
tu comptes ton malheur
au creux de ta main
et ceci
même les pierres
aboient sur ton passage
que je trouve très beau et parlant.
Et même s'ils sont dans la même strophe j'en ai éliminé ce qui les sépare parce que je trouve que ça les affaiblit.
Bref, je te lis et j'apprécie. Il y a de l'avenir dans cette plume.
Nilo, à suivre.
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: comme un chêne assassiné
Encore une belle poésie, incisive et douce, dont la fureur et la douceur s'équilibrent. Excepté deux ou trois vers, j'ai beaucoup aimé.
Z.
Z.

Zlatko- MacadAccro

- Messages: 1554
Date d'inscription: 30/08/2009
Age: 20
Localisation: Centre
Re: comme un chêne assassiné
Il y a des "perles" et j'aime les voir...
H.
H.

hortense- MacadAccro

- Messages: 815
Date d'inscription: 19/09/2009
Re: comme un chêne assassiné
OUi, un auteur recemment arrivé ici et qui mérite une attention particulière et un push up de Lalou.
_________________
LaLou
Re: comme un chêne assassiné
Le titre m'a attirée, la course retenue

Ofelie- MacaDeb

- Messages: 27
Date d'inscription: 26/11/2011
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