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ailleurs
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ailleurs
Après
Après, je ne sentais plus que le flux des neuroleptiques et tranquillisants se répandre en moi.
15 minutes peut-être avant de n'être plus qu'un tas d'organes
dernière station
nous sommes arrivés !
Cela absorbait jusqu'à la lumière qui passait à travers mes yeux.
Rage, colère, ...survie s'éteignent comme par le fait d'un sceau d'eau jeté sur une flamme.
La chambre de l'asile se referme sur moi.
La porte est refermée. J'écoute le bruit rapide des verrous.
Je suis enterré en moi et ce « en moi » dans ce qui ressemble de moins en moins à une chambre.
Un espace clôt
une figure géométrique.
Je suis fixe dans le socle de cet espace.
Les murs jusqu'à mi hauteur sont recouverts d'un carrelage ocre.
Au dessus, « au-delà », jusqu'au ciel-plafond, de cette couleur fatigué du jaune pâle des asiles.
Je ne dors pas. Ce n'est en rien une résistance, juste la conséquence de l'écrabouillement du corps et de l'esprit. Ces deux réunis dans une défaite.
Une veille minable du regard
l’œil s'ouvre et se ferme.
Je ferme les yeux
déglutit, fais un effort, déglutit encore.
Je n'ai pas la moindre idée de l'heure qu'il est
je sais ce qu'est le TEMPS, je le vis.
Je ne sais pas quel jour nous sommes
matin, soir
il y a seulement matin puis soir
elle enfourne la nourriture dans ma bouche.
La moitié de mon visage est déformé de crampes musculaires
la moitié du visage ne peut mastiquer correctement la nourriture
« il faut manger Monsieur C »
...
« connasse ! » au fond de la tête !
Après, je ne sentais plus que le flux des neuroleptiques et tranquillisants se répandre en moi.
15 minutes peut-être avant de n'être plus qu'un tas d'organes
dernière station
nous sommes arrivés !
Cela absorbait jusqu'à la lumière qui passait à travers mes yeux.
Rage, colère, ...survie s'éteignent comme par le fait d'un sceau d'eau jeté sur une flamme.
La chambre de l'asile se referme sur moi.
La porte est refermée. J'écoute le bruit rapide des verrous.
Je suis enterré en moi et ce « en moi » dans ce qui ressemble de moins en moins à une chambre.
Un espace clôt
une figure géométrique.
Je suis fixe dans le socle de cet espace.
Les murs jusqu'à mi hauteur sont recouverts d'un carrelage ocre.
Au dessus, « au-delà », jusqu'au ciel-plafond, de cette couleur fatigué du jaune pâle des asiles.
Je ne dors pas. Ce n'est en rien une résistance, juste la conséquence de l'écrabouillement du corps et de l'esprit. Ces deux réunis dans une défaite.
Une veille minable du regard
l’œil s'ouvre et se ferme.
Je ferme les yeux
déglutit, fais un effort, déglutit encore.
Je n'ai pas la moindre idée de l'heure qu'il est
je sais ce qu'est le TEMPS, je le vis.
Je ne sais pas quel jour nous sommes
matin, soir
il y a seulement matin puis soir
elle enfourne la nourriture dans ma bouche.
La moitié de mon visage est déformé de crampes musculaires
la moitié du visage ne peut mastiquer correctement la nourriture
« il faut manger Monsieur C »
...
« connasse ! » au fond de la tête !

marc- MacadAccro

- Messages: 576
Date d'inscription: 03/09/2009
Re: ailleurs
Je suis fixe dans le socle de cet espace. Un mur qui me parle - parfois aussi il m'arrive de le maudire - alors je lui donne des coups de pattes (à défaut de pouvoir lui donner la main) Je ne refuse pas de danser... C'est à moi de le faire danser...
Dam, poignée de main.
Dam, poignée de main.
Re: ailleurs
me disais aussi que tu passerais par là ce soir, enfin cette nuit
la température baisse
le degré monte
" a la fin tu es las de ce monde ancien ...."
" soleil/ cou/ coupé !"
la température baisse
le degré monte
" a la fin tu es las de ce monde ancien ...."
" soleil/ cou/ coupé !"

marc- MacadAccro

- Messages: 576
Date d'inscription: 03/09/2009
Re: ailleurs
Un poème où il est difficile d'y entrer et en même temps facile à voir comme pour ce passage;
"Je suis enterré en moi et ce « en moi » dans ce qui ressemble de moins en moins à une chambre.
Un espace clôt
une figure géométrique."
Là, j'ai vraiment ressenti quelque chose de familier.
"Je suis enterré en moi et ce « en moi » dans ce qui ressemble de moins en moins à une chambre.
Un espace clôt
une figure géométrique."
Là, j'ai vraiment ressenti quelque chose de familier.
_________________
Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
Re: ailleurs
Putain, c'est dur à avaler.
Nilo, ...leptique.
Nilo, ...leptique.
_________________
... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
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