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marc carnets

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18022012

Message 

marc carnets




1 décembre 2011

La fatigue. Non la lassitude. Ces quelques visages polis, amicaux, leur répondre ce matin. La journée au devant, immense territoire dans lequel mon esprit et mon corps vont s'endormir.

Il devrait s'y éteindre disent des lèvres brûlantes.

Joie de vivre au monde
dans les rues, des passagers silencieux se traînent, ne saisissent rien de leurs regards .

Mon intérieur, salué et poétique !
Silencieux aussi

qui chercher pour me mélanger ?
Il y aura une tourmente et j'aurais peur dans l’œil du cyclone.

« nous allons mourir n'est-ce pas ? »
« oui. »

fin d’après midi à la mémoire de.....

« elle » me sourit, pauvre désarmée.
Il faut que je m’éveille
un « autre »

me souvenir et mon corps (surtout le corps), les yeux devant des rayonnages de peintures de chambres d'asile.

S'endormir enfin là, dans un souvenir. Mon esprit et le monde sous une épaisse couche de neige.
« on n'avance plus »
tous ces gens : amoureux ?!
hargneux ?!

C'est selon me dit un autre spectateur !



2 décembre 2011

j'ai tardé à m'endormir hier soir. Sur ma terrasse avant le jour. Un léger vent froid, l'obscurité, encore....
je ne me souviens pas vraiment de ce que j'ai fais.
crampes musculaires ?
Des absences en tout cas, une sorte de nuages vaporeux.
Personne au-dehors
le souffle des lampadaire que l'on va éteindre.

arrivé chez moi en début d’après-midi.
Cigarettes
café
recherche d'un visage-tableau
recherche d'une peau tendre
recherche.....
recherche
pas de ces être ravagés en interne.

Le soir ne va pas tarder à tomber. J'ai comme des fébrilités d'applaudissement.
Ma solitude, le peu de choses ici.
Tout cachés, masqués !
Ne pas trop penser

tout écrire, comme une boulimie. L’encyclopédie d'instants las, morts ou immobiles.
En deçà
une carence de vie .

Rentré de chez X. il n'y avait pas de tension dans les rues. Les gens semblaient silencieux.
Un vendredi soir
le souvenir d'Aude perdu dans la mécanique de mon corps
j'ai jouis dans sa bouche. Ce n'est rien jeune homme, juste l'adresse d'un abyme.



Samedi 3 décembre 2011

je regarde fumer mon café. La fraîcheur, la clarté rose envahissent la pièce.
Réveil au monde. Hier nous n'existions pas...pas encore, pas totalement !
Ne pas se mêler a la foule ce matin. Mon âme y est chancelante.
S'éveiller progressivement au monde. Sentir, savoir que l'on y est, que l'on ne veut pas s'en défaire.
Chaque être, homme et femme, aujourd'hui a sa place dans le mensonge.

Retour chez mes parents par le bus de fin de matinée je pense

tout cela me heurte, le bonheur, la solitude.


La lumière tamisé d'une vielle lampe. (quand on n'a rien à dire!)
autre chose sur hier soir : j'aurais du le baiser mécaniquement-(les calmants agissent)- et retourner m’asseoir devant la bouteille de vin rouge et le piano, parler de Couperin ou de telles ou telles interprétation. Je n'ai pas retenu son nom, peut-être d’ailleurs ne lui ai je pas demandé.

Je prends comme l'impact d'une balle en pleine tête le temps qu'il me reste à vivre.
J'aurais peut-être du prendre, ce matin, le bus vers Canet plage.
Il est exactement 22.11. dormir quelques heures
a mon réveil, il n'y aura que cette nuit et moi. Autour un village aux lumières gercées.










Dimanche 4 décembre

fin de nuit, petit matin.
Une lumière jaunâtre baignait la chambre de mon père. Allongé, tranquillement, il prenait le temps de s'éveiller.
Il y a peut-être a cette heure la, en lui, un sentiment de bonheur tranquille.
Peut-être. J'aimerais une certitude mais....

comme s'il était 3h du matin, le lotissement m'apparaissait dans le gantelet de la nuit.
J'ai crapoté ma première cigarette, fumé la seconde.

Les trois lampes aux lumières silencieuses. Quelques lectures, un demie-litre de bière bu.
Les hommes se réveillent
Et sentant cela grossir dans le jour, l'entendant même, je soupire de ma fragilité. Un esprit de verre.
Dormir encore !



Lundi 5 décembre 2011


place du village, tôt le matin. J'attends l'ouverture du bureau de tabac assis sur un banc. Je prévoie de rentrer chez moi dans l’après-midi. Malgré tout, je ne sais rien encore de cette journée.
Y aura-il de la chair a aimer ce soir ? (aimer, et comme ce mot est souple!)
tout semble se revivre sans cesse.
Ou en est ma joie dans l'incertitude ?

Décès de G en Novembre a l'age de 35 ans
merde !



Mardi 6 décembre 2011


je revois son visage, son corps aussi. Ancienne amante devenue un souvenir, puis aujourd'hui une histoire, a part, close.
Il y a seulement la vie, ma vie. Tout ce qui reste au-delà, les cimetières, je n'y comprends rien. « ça » ne se comprend pas.
J'ai fais l'amour avec elle.
Une femme ne paraît pas mortelle dans ses moments là.
Aujourd'hui pourtant.

Cela porte sûrement un nom de se heurter a ce genre d'infini.

Attente du bus pour Perpignan
tout autour est terrifiant, vertigineux
« de l'orgasme éternel ! »










marc
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marc carnets :: Commentaires

Message le Dim 19 Fév - 2:03  marc

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Message le Dim 19 Fév - 2:04  marc

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Message le Dim 19 Fév - 2:28  marc

juste ces deux vidéos pour sentir passer le monde, pour le sentiment du fugace et du merveilleux, du fantastique.
je ne connais pas Paris. je connais en revanche le gout que laisse les pages du Paris de Cortazar dans mon esprit. il s'accouple avec élégance, un peu déhanché, un peu désabusé, fumant toujours, nocturne bien sur et respirant du jazz a plein poumons.

les poètes sont à l’exacte opposée du journaliste.
invoquer, narrer contre réciter, récitation automatique, informer...nous déformer et apporter un savoir triste.
affabulations contre "réel statistique."

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Message le Sam 25 Fév - 12:51  léo

Un journal de bord poétique qui a du punch et qui saisit l'instant avec brio. Des flashs, des éclairs en pagaille...qui s'ancrent au réel, lettres et mots rugissants aux antipodes de la raison. Et puis ces vidéos qui confirment bel et bien la présence d'un monde intact depuis l'origine. Une dimension unique où il est possible de voir et d'entendre comme il faut.

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Message le Mer 29 Fév - 14:48  Nilo


L’encyclopédie d'instants las, morts ou immobiles.

Il est exactement 22.11. dormir quelques heures
a mon réveil, il n'y aura que cette nuit et moi. Autour un village aux lumières gercées.

(aimer, et comme ce mot est souple!)

Cela porte sûrement un nom de se heurter a ce genre d'infini.


Oui, des instants captés comme à la volée et qui te (nous ?) reviennent dans la gueule comme des revers d'infortune.
J'aime toujours autant ces pages de tes carnets que tu nous livres de temps en temps. Je les lis toujours avec beaucoup d'intérêt et de plaisir (même si le mot n'est pas forcément adapté aux situations que tu nous décris).

Nilo, spirale.

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Message le Jeu 26 Avr - 23:58  marc

Jeudi 8 décembre 2011

Sur la place du village, alentour 2h du matin.
Ils rêvent
et au-dessus des toits, « à l'arrière des taxis »...
dorment des écorchées, « la gueule en moins »

d'immenses serpents féminins se lèvent dans ma mémoire, prennent mon âme à revers.

Il fait froid cette nuit.
Tout est plus froid en elle ce soir...et a jamais.

En quoi l'avenir est-il au hasard ?
Provoquer les océans d'un revers de main !
///
avenir ensemble !
Monde ensemble !

L'apogée de ton odeur ancienne. Ces mots ne sont pas hors de moi.
Visitation béate/ résonance cardinale/devenir miracle !

Ça y est, là, bien de ce monde, aujourd'hui.
« après elle.... »
comme une tendresse anthropophage.

Tôt ou tard j'oublierais ces instants là, cette nuit. Je jette un dernier coup d’œil sur ces territoires en moi.
Dans quelques jours, je remonterais dans le train de la vie.



Jeudi 15 décembre 2011

soirée à Perpignan. On ingurgite
pizza
clopes
café
livres




Vendredi 16 décembre 2011

réveil à 00.40 l'estomac en vrac. Envie de vomir. Je traîne sur quelques sites.
Le froid au-dessus de cette nuit.
On voudrait entendre n'importe quoi dehors. Il n'y a rien !
La température hivernale déloge jusqu'à la moindre colère. Chacun en soi.
Et mes yeux vers les débuts, celui du jour, d'un amour, même une simple admiration passagère serait bonne à prendre.
Trajectoire de l’œil sous la lampe.
Plus de cigarette.

J'ai parfois comme des tensions nerveuses et des larmes, des malaises ou une joie incontrôlable.
Je savais que tout peut disparaître subitement.
J'étais calme.
Des murmures vers le jour...
ce monde passait décidément assez mal.


Je méprise cette époque, un peu comme une fantaisie morale. Je lui trouve des points noirs, des bubons, la laideur adolescente.
Longue discussion avec Damien cette nuit.
Couché aux alentours de 5h.
Couché dans une ville sans une seule personne, mes rêves au front !

Ce matin, assis sur un banc de la promenade du Palais des congrès...
je suis tellement hanté d'autre histoires, d'autres temps.
Presque tape a l’œil ma nostalgie.
Et le piège s'est refermé durant les années 90...
le ciel est inchangé depuis des milliers d'années. Cela me rassure
un visage d'arrogance passe et regarde, des regards trop sérieux, affectés

je pense à quelques amants
et cela finit dans des après-midi comme aujourd'hui.
Avec moi et le monde.
Rêves bunkerisés du sommeil sur des décennies !
Bien sur que je croise des regards, les gens, personnes, personnages passent mal aussi.

attente du dernier bus et retour vers st Hippolyte.


Lundi 19 décembre 2011

début de nuit, silence dans la demeure parentale. Échange de SMS avec R que je dois rencontrer demain. Un dialogue d'excitation réciproque, assez idiot, ponctué par les bips du téléphone.

Depuis trois jours le vent heurte, cogne mes nerfs. Ce week-end a été difficile. Même s'il n'est minuit passé que de quelques minutes, je suis content d'être lundi matin/nuit.

Ce silence maintenant prend les proportions d'une méditation, d'un songe.
Le clocher sonne une demie-heure nuit

somnolé une heure. Les autres ne prennent pas en charge ce que tu vis. Même pas concrètement en « artiste du Dimanche »
ha ha « je comprends tout, je comprends tout ! »
c'est une autre personne, là, enfant, hors du monde
tu le sais
les êtres affairés avec le temps
pas de communion pour eux
je ne dois arriver à aucune violence
je dois savoir que les limites de mon corps...
sans la honte d'être seul


mardi 20 décembre 2011

Après le petit matin, vers 9h la journée s’annonce grise.



Samedi 24 décembre 2011

Un vent violent s’est levé pendant la nuit. Je ne sais rien de la solitude, j’y accoste à peine.
Le soleil est un cercle froid.

Il me semble qu’aujourd’hui…
Aujourd’hui : NATIVITE !

Les jours ordinaires me trouvent mieux, des exaltations ici !
On ne demande rien, le temps passe
Le monde passe.



Dimanche 25 décembre 2011

Il me faudrait trouver quelque territoire paisible en moi. Début de soirée…et le malaise grandit au contact des personnes.
Mon débit de parole est chaotique.
Je pense annuler mon rendez-vous avec M demain.
Ou mènera cette recherche de tranquillité ?
M’y tiendrais-je ?
Peut-être une ivresse au bout de tout cela mais pour l’instant dormir un peu.

L’éveil dans le contact du monde est terrifiant mais comme d’autres nous le nommerons « bonheur ! »

Une mélodie de Gainsbourg sur un amour maladif me réveille. Je m’assois dans l’espace semi obscur de ma chambre, j’écris ces quelques notes.
« Mauvaises nouvelles des étoiles »

Je me rappelais un été mis en scène, des journées sismiques ou devant « elle », j’avais honte d’exister et cela jusqu'à la poussière sur les meubles.
Pas de miroir dans la salle d’eau pour refléter mon visage hirsute
Est-ce que le monde continuerait sans cesse ainsi ?

Je viens de confirmer mon rendez-vous pour demain. Regarde t il le reflet de son âme et moi celui de la mienne ?
Je tisse malgré tout des silences en moi sur ces questions, préférant être comme un « autre » pour ces plaisirs ou nous macérons.
L’oubli, puis de l’oubli à l’identité !
Lundi 26 décembre 2011

Je ne crois pas avoir dormis plus de 10 a 20 minutes. Au final, vers 4h, c’est l’agacement de me tourner et retourner dans le lit qui m’a fait me lever. Un peu d’eau fraiche sur le visage, une grande tasse de café. Lecture de Henry Miller.

Fin de nuit. Mon enthousiasme ne se trouvant aucun but ou aucun objet à dévorer, il se retournait contre moi me consumant les nerfs.
Les premières voitures dans la rue, un semblant d’animation extérieure arrivèrent à propos.
Le jour !



Mardi 27 décembre 20011

Arrivé à Perpignan en début d’après-midi. Un temps frais et clair.

Au réveil d’une sieste qui m’a bien reposé. L’appartement minuscule, la fin d’après-midi….
Je dois aller faire quelques courses pour la soirée. Muscat et Champagne au frigo.
J’ai ramené de st Hippolyte quelques lectures en cours : Matzneff et Spengler. De bons compagnons pour la soirée.



Mercredi 28 décembre 2011

Je suis heureux de noter plus de choses sur cette période de l’année qu’en 2010. Je pense parfois a Aude, je ne souffre pas de ce souvenir.
Hier soir, discussion avec R et partie de jambes en l’air avec M. en a suivi un fort mal de tête.
Il est bientôt 6h, je me promets de d’arrêter le Poppers, préférer plutôt quelques joints d’herbes.
Ecoute ce matin d’un album des Beatles et hier soir des « variations Diabelli » par Richter.
Tranquillité d’esprit
Quasi insouciance
Le froid pénètre l’appartement et le chauffage fonctionne a plein régime.

Bleu dans l’azur. Enième cigarette et première bière. Ecoute d’une compilation des Rolling stones.



Jeudi 29 décembre 2010

Un temps froid avec du vent en rafales. Un bar bourgeois par très loin de chez mon psy. J’ai trouvé par hasard chez un petit libraire une vielle édition du docteur Faustus de TH. Mann.
Sortir de ce bar ou il fait trop chaud
L’inconfort d’être parmi ces conversations idiotes et complaisantes. Le monde comme il va !
Sortir…

Salle d’attente.
Souplesse de l’esprit.
Je regarde la coiffure hystérique des arbres exilés dans le parc voisin. Le soleil vient peu a peu sur les façades blanches.
Je pense rester à Perpignan jusqu’en milieu d’après-midi.















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