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Paris...Pâques 77...Avril-Mai...366° à 370° Bon° Marc tremsal
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Paris...Pâques 77...Avril-Mai...366° à 370° Bon° Marc tremsal
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L’inévitable séparation.
Cher Monseigneur Champenois
Mon talisman…
L’inévitable séparation.
Cher Monseigneur Champenois
Mon talisman…
Pour Mathilde, son séjour parisien et l’officialisation de notre séparation sans heurt, sera donc un soulagement. C’est vrai que lorsque l’on a reçu une éducation catholique, que la foi est en nous, même si l’on ne pratique pas régulièrement, l’idée de divorcer…un jour, n’était pas très acceptable. C’était mon cas. J’étais surtout préoccupé pour mes parents, pour ceux de Mathilde, qui avaient espéré une réconciliation. Mes chers parents aimaient beaucoup Mathilde, autant qu’une de leurs filles. J’avais rencontré notre cher Père Champenois, qui officiait depuis son retour de Tunisie, à l’église Sainte Jeanne de Chantal, à la porte de Saint Cloud et qui nous avaient presque tous baptisés, mariés…Il était un peu la conscience de notre famille, mais très rigoriste, il avait été bien attristé, contrarié, du projet de notre séparation et de notre divorce. Nous nous étions revus une autre fois. En apprenant mon divorce, il avait eu du mal à l’accepter…Et j’eus l’impression que j’avais fait une grande faute. Mais son généreux pardon arriva…
A ce sujet, dans les courriers, documents précieux que j’avais rangés et que je gardais précieusement dans une petite cantine à Suresnes, j’ai retrouvé les quelques feuillets originaux, qu’il m’avait remis un jour à Paris. Le texte de l’homélie qu’il prononça le 29 aout 1963, jour de notre mariage, dans l’église de Nompatelize. Cet ami fidèle de notre famille, homme d’engagement et de sincérité, Monseigneur Champenois était, entre autres qualités, reconnu pour ses talents d’orateur, et la précision de son texte.
De plus, l’humanité de son discours et sa foi, impressionnaient l’auditoire. De ces petites pages jaunies, pleines d’espérance, de religiosité et d’amour, j’aimerais que vous en connaissiez la teneur…
Mariage de Marc Tremsal et de Mathilde Rondeau, ( célébré le 29 août 1963, à Nompatelize).
A ce sujet, dans les courriers, documents précieux que j’avais rangés et que je gardais précieusement dans une petite cantine à Suresnes, j’ai retrouvé les quelques feuillets originaux, qu’il m’avait remis un jour à Paris. Le texte de l’homélie qu’il prononça le 29 aout 1963, jour de notre mariage, dans l’église de Nompatelize. Cet ami fidèle de notre famille, homme d’engagement et de sincérité, Monseigneur Champenois était, entre autres qualités, reconnu pour ses talents d’orateur, et la précision de son texte.
De plus, l’humanité de son discours et sa foi, impressionnaient l’auditoire. De ces petites pages jaunies, pleines d’espérance, de religiosité et d’amour, j’aimerais que vous en connaissiez la teneur…
Mariage de Marc Tremsal et de Mathilde Rondeau, ( célébré le 29 août 1963, à Nompatelize).
« Mon cher Marc, ma chère Mathilde,
Permettez-moi de remercier d’abord, Monsieur le curé de Nompatelize, qui a bien voulu me donner l’autorisation de bénir votre mariage. Lui et moi, et aussi Monsieur le chanoine Holztein, et le père David, nous sommes heureux de vous accueillir ce matin dans cette église et de vous y voir au milieu de vos parents et d’un bon groupe d’amis, venus, souvent de très loin, partager votre joie et prier pour vous. C’est en effet un moment grave de votre vie, puisque dans quelques instants vous allez recevoir ou plutôt vous donner mutuellement le sacrement de mariage. C’est une délicatesse du Christ, d’avoir voulu que les époux soient eux-mêmes les ministres de ce sacrement. Ainsi toutes les immenses grâces que vous allez recevoir aujourd’hui et qui vous suivront toute votre vie, (grâces de fidélité mutuelle, grâces de lumière pour l’éducation de vos enfants), vous viendront l’un de l’autre…Et ce sacrement, qui va vous unir jusqu’à la mort, vous pouvez vous le donner en toute confiance et en toute joie !
1) D’abord parce que vous vous connaissez bien, et depuis longtemps ! Depuis plus de six ans ! Et pendant cette longue période vous avez appris à vous estimer et à vous aimer. Il y a eu des moments de séparation qui vous ont permis de vérifier la profondeur de vos sentiments. Je pense tout spécialement à cette période de guerre d’Algérie, pendant laquelle, ma chère Mathilde, toi et nous tous, avons été fiers de l’attitude de Marc, attitude faite de courage et d’audace dans le combat, mais aussi de grandeur d’âme et de bonté à l’égard de l’ennemi désarmé ou blessé…Je puis te dire, Marc, que mon cœur d’aumônier militaire a tressailli d’émotion en retrouvant en toi, les plus belles traditions de notre armée française.
Mais, cette attitude, ne la dois- tu pas en partie à celle qui dans la correspondance fidèle a été pour toi, sans peut être qu’elle sans doute, d’un si grand soutien moral ? Intelligence et énergie au travail, droiture et bonté de caractère, tendresse et dévouement. Voilà les belles qualités, que vous vous aiderez mutuellement à développer et qui feront le charme de votre foyer.
2) Ce qui vous soutiendra dans cet idéal, ce sont vos traditions de famille, car en vous ce sont deux belles familles françaises et chrétiennes qui s’unissent. Ma chère Mathilde, par ton père, industriel si estimé en Tunisie, tu te rattaches à notre vielle race bretonne, puisque ton grand-père est né et a vécu à Nantes, avant de venir en Algérie, puis de se fixer en Tunisie, ou il a joué un rôle très important, puisqu’une plage de Ferry-ville porte encore son nom, la plage Rondeau. Fidèle aux traditions bretonnes, il n’a pas craint d’assumer la charge d’une belle famille de neuf enfants…Par ta mère, c’est l’Italie qui est représentée, cette terre des arts, de la culture et de la finesse. Ton grand-père maternel, le Docteur Cortesi, a été l’un des plus grands chirurgiens de Tunis. Toi, mon cher Marc, par ton père tu es lié à cette rude terre de Lorraine. Deux frères de ta grand-mère étaient prêtres du diocèse de Saint-Dié. Ton grand-père lui-même est né à Saint-Dié, et s’il a quitté les Vosges, c’était pour remplir une admirable mission d’éducateur, en Algérie d’Abord, en Tunisie ensuite. Ton père devait à sa suite, porter bien haut dans ce pays, les couleurs Lorraine et celle de la France.
Nous tous qui restons là-bas, nous n’oublions pas le rôle qu’il a joué à Tunis, lorsque la confiance de la Colonie française l’a porté à la plus haute magistrature de cette ville de cinq cent mille habitant. Avec quel don de lui-même, quel désintéressément, il s’est acquitté de sa charge, n’hésitant pas à sacrifier sa brillante carrière de médecin, pour se consacrer au bien public. L’estime que lui conserve encore maintenant, la population tant Tunisienne qu’Européenne a du être pour lui, au milieu des dures épreuves de ces dernières années, une source de joie et de réconfort…
Par ta mère, tu te rattaches à la douce Provence, chantée si merveilleusement par ton grand oncle Frédéric Mistral…
Combien tu dois être heureux d’avoir, aujourd’hui, à cette cérémonie, aux cotés de « mémé Madeleine », toujours aussi vaillante, « Pépé et mémé Lou », qui font à nos yeux figures de patriarches ! Y-à-t’il beaucoup de personnes en France qui, comme eux, peuvent avoir la fierté de compter huit enfants, cinquante deux petits enfants et quatre vingt quatorze arrières petits enfants ?...Et comment ne pas dire un mot de vos deux mamans, qui ont été toujours pour vous des modèles de tendresse et de dévouement…
Si je me suis permis de parler un peu longuement de vos deux familles, ce n’est pas pour vous inspirer un sentiment d’orgueil, mais parce qu’il y a là des traditions à continuer. Noblesse oblige ! Et puis il m’a semblé y voir une préparation providentielle, une source de merveilleuse harmonie entre vous : vous avez hérité tous deux d’une certaine rudesse de caractère venant de Bretagne et de la Lorraine, mais tempéré par la douceur de deux pays méditerranéens : la Provence et l’Italie.
3) Enfin, et surtout, ce qui doit vous donner confiance aujourd’hui, c’est que vous avez le Christ avec vous…Vous l’avez toujours aimé ! Vous l’avez invité à votre mariage. Dans quelques instants ; au cours de cette messe qui va être célébrée à votre intension, il sera présent sur cet autel, il descendra sur vos lèvres et dans votre cœur. Par lui, quelle merveilleuse union sera réalisée entre vos deux âmes ! Je souhaite que, comme pour les disciples d’Emmaüs, il soit toujours votre compagnon de route, le grand ami de votre foyer !
Vous avez certainement pensé à mettre un crucifix dans votre chambre, au dessus de votre lit ? Puis-je vous demander de me promettre aujourd’hui que, chaque soir, avant de vous endormir, vous vous agenouillerez cote à cote, au pied de ce crucifix pour faire votre prière ensemble ? Jésus a dit : « Lorsque deux ou trois personnes seront réunis en mon nom, je serai au milieu d’eux... » Cette prière en commun attirera donc sa présence dans votre foyer. Et puis, le dimanche, vous aimerez venir ensemble à la messe. Cette messe du dimanche, ce ne sera pas seulement pour vous, comme pour tout chrétien, une obligation grave, mais une joie du cœur. La messe, c’est la grande rencontre avec Jésus ! Vous en profiterez pour lui confier vos joies, pour qu’il les bénisse et les garde, et aussi vos peines, vos difficultés, pour qu’il vous donne la force d’y faire face et d’accomplir votre devoir. Et je souhaite que le plus souvent possible, cette messe s’achève, comme ce matin, par une douce et fervente communion !...
Nous espérons tous que Dieu bénira votre union et qu’un jour, vous vous pencherez sur un petit berceau…
Je suis sur que dés maintenant, vous comprenez vos responsabilités vis-à-vis de ces âmes d’enfants que Dieu vous confira. Il faudra en faire de bons chrétiens, les mettre sue le chemin du devoir et de l’honneur. C’est peut-être un chemin rude, un chemin qui monte, mais c’est le seul qui conduise au ciel. Et il est bon de nous rappeler dans une circonstance aussi solennelle, que cette d’aujourd’hui, que le but de toute notre vie, c’est le bonheur infini du ciel. Et nous devons non seulement y tendre nous-mêmes, mais y entrainer à notre suite ceux que nous aimons…Si vous faites bien l’éducation de vos enfants, vous serez fiers un jour de les accompagner à l’autel, comme vos parents, j’en suis sur, sont fiers d’être prés de vous en ce moment. J’ai l’air de parler dans le lointain ? Je parle déjà du mariage de vos enfants ?...Je vous assure que cela arrivera bien vite. Et si je demandais à vos parents qui m’écoutent, s’il leur semble qu’il y a longtemps qu’ils vous portaient dans leurs bras quand vous étiez petits, je suis sur qu’il leur semble que c’était hier…Puisque je parle de vos parents, me permettez-vous de leur dire en votre nom que, si vous les quittez pour fonder un nouveau foyer, ils garderont toujours une grande place dans votre cœur. Votre tendresse, ils en ont besoin aujourd’hui plus que d’habitude ! Je sais ce qui se passe dans le cœur des parents le jour du mariage d’un enfant. C’est un mélange de joie et de tristesse ! De joie bien sur, parce qu’ils n’ont vécu que pour votre bonheur et ils s’en réjouissent plus qu’aucun d’entre vous.
De tristesse aussi, car lorsqu’on a vécu pendant des années dans l’intimité d’un enfant, c’est toujours dur de le voir quitter le foyer paternel !...Il manque à cette cérémonie quelques personnes très chères : ma chère Mathilde, ta sœur Annie. Et toi, Marc, ta sœur Odile, Marc, Jacqueline…Je suis sur qu’en ce moment, les yeux pleins de larmes, ils sont prés de vous par la pensée et la prière. Je voudrais qu’ils sachent que de notre coté nous ne les avons pas oubliés et que leur nom a été prononcé dans cette église…IL manque aussi ceux que le bon Dieu a rappelés à lui. Hier nous avons prié pour eux : les grands-parents de Mathilde, ton grand-père paternel, ta petite tante Annie qui était ta marraine la chère tante Blanche, qui a été pendant de longues années, la gardienne du foyer de Nompatelize…Du haut du ciel, ils vous voient, ils prient pour vous. Et nous tous qui vous aimons, unis à eux, nous souhaitons de tout notre cœur que vous viviez longtemps heureux et qu’après avoir eu beaucoup de joies ensemble, quelques épreuves, vous puissiez un jour, dans le ciel, continuer à vous aimer éternellement".
Permettez-moi de remercier d’abord, Monsieur le curé de Nompatelize, qui a bien voulu me donner l’autorisation de bénir votre mariage. Lui et moi, et aussi Monsieur le chanoine Holztein, et le père David, nous sommes heureux de vous accueillir ce matin dans cette église et de vous y voir au milieu de vos parents et d’un bon groupe d’amis, venus, souvent de très loin, partager votre joie et prier pour vous. C’est en effet un moment grave de votre vie, puisque dans quelques instants vous allez recevoir ou plutôt vous donner mutuellement le sacrement de mariage. C’est une délicatesse du Christ, d’avoir voulu que les époux soient eux-mêmes les ministres de ce sacrement. Ainsi toutes les immenses grâces que vous allez recevoir aujourd’hui et qui vous suivront toute votre vie, (grâces de fidélité mutuelle, grâces de lumière pour l’éducation de vos enfants), vous viendront l’un de l’autre…Et ce sacrement, qui va vous unir jusqu’à la mort, vous pouvez vous le donner en toute confiance et en toute joie !
1) D’abord parce que vous vous connaissez bien, et depuis longtemps ! Depuis plus de six ans ! Et pendant cette longue période vous avez appris à vous estimer et à vous aimer. Il y a eu des moments de séparation qui vous ont permis de vérifier la profondeur de vos sentiments. Je pense tout spécialement à cette période de guerre d’Algérie, pendant laquelle, ma chère Mathilde, toi et nous tous, avons été fiers de l’attitude de Marc, attitude faite de courage et d’audace dans le combat, mais aussi de grandeur d’âme et de bonté à l’égard de l’ennemi désarmé ou blessé…Je puis te dire, Marc, que mon cœur d’aumônier militaire a tressailli d’émotion en retrouvant en toi, les plus belles traditions de notre armée française.
Mais, cette attitude, ne la dois- tu pas en partie à celle qui dans la correspondance fidèle a été pour toi, sans peut être qu’elle sans doute, d’un si grand soutien moral ? Intelligence et énergie au travail, droiture et bonté de caractère, tendresse et dévouement. Voilà les belles qualités, que vous vous aiderez mutuellement à développer et qui feront le charme de votre foyer.
2) Ce qui vous soutiendra dans cet idéal, ce sont vos traditions de famille, car en vous ce sont deux belles familles françaises et chrétiennes qui s’unissent. Ma chère Mathilde, par ton père, industriel si estimé en Tunisie, tu te rattaches à notre vielle race bretonne, puisque ton grand-père est né et a vécu à Nantes, avant de venir en Algérie, puis de se fixer en Tunisie, ou il a joué un rôle très important, puisqu’une plage de Ferry-ville porte encore son nom, la plage Rondeau. Fidèle aux traditions bretonnes, il n’a pas craint d’assumer la charge d’une belle famille de neuf enfants…Par ta mère, c’est l’Italie qui est représentée, cette terre des arts, de la culture et de la finesse. Ton grand-père maternel, le Docteur Cortesi, a été l’un des plus grands chirurgiens de Tunis. Toi, mon cher Marc, par ton père tu es lié à cette rude terre de Lorraine. Deux frères de ta grand-mère étaient prêtres du diocèse de Saint-Dié. Ton grand-père lui-même est né à Saint-Dié, et s’il a quitté les Vosges, c’était pour remplir une admirable mission d’éducateur, en Algérie d’Abord, en Tunisie ensuite. Ton père devait à sa suite, porter bien haut dans ce pays, les couleurs Lorraine et celle de la France.
Nous tous qui restons là-bas, nous n’oublions pas le rôle qu’il a joué à Tunis, lorsque la confiance de la Colonie française l’a porté à la plus haute magistrature de cette ville de cinq cent mille habitant. Avec quel don de lui-même, quel désintéressément, il s’est acquitté de sa charge, n’hésitant pas à sacrifier sa brillante carrière de médecin, pour se consacrer au bien public. L’estime que lui conserve encore maintenant, la population tant Tunisienne qu’Européenne a du être pour lui, au milieu des dures épreuves de ces dernières années, une source de joie et de réconfort…
Par ta mère, tu te rattaches à la douce Provence, chantée si merveilleusement par ton grand oncle Frédéric Mistral…
Combien tu dois être heureux d’avoir, aujourd’hui, à cette cérémonie, aux cotés de « mémé Madeleine », toujours aussi vaillante, « Pépé et mémé Lou », qui font à nos yeux figures de patriarches ! Y-à-t’il beaucoup de personnes en France qui, comme eux, peuvent avoir la fierté de compter huit enfants, cinquante deux petits enfants et quatre vingt quatorze arrières petits enfants ?...Et comment ne pas dire un mot de vos deux mamans, qui ont été toujours pour vous des modèles de tendresse et de dévouement…
Si je me suis permis de parler un peu longuement de vos deux familles, ce n’est pas pour vous inspirer un sentiment d’orgueil, mais parce qu’il y a là des traditions à continuer. Noblesse oblige ! Et puis il m’a semblé y voir une préparation providentielle, une source de merveilleuse harmonie entre vous : vous avez hérité tous deux d’une certaine rudesse de caractère venant de Bretagne et de la Lorraine, mais tempéré par la douceur de deux pays méditerranéens : la Provence et l’Italie.
3) Enfin, et surtout, ce qui doit vous donner confiance aujourd’hui, c’est que vous avez le Christ avec vous…Vous l’avez toujours aimé ! Vous l’avez invité à votre mariage. Dans quelques instants ; au cours de cette messe qui va être célébrée à votre intension, il sera présent sur cet autel, il descendra sur vos lèvres et dans votre cœur. Par lui, quelle merveilleuse union sera réalisée entre vos deux âmes ! Je souhaite que, comme pour les disciples d’Emmaüs, il soit toujours votre compagnon de route, le grand ami de votre foyer !
Vous avez certainement pensé à mettre un crucifix dans votre chambre, au dessus de votre lit ? Puis-je vous demander de me promettre aujourd’hui que, chaque soir, avant de vous endormir, vous vous agenouillerez cote à cote, au pied de ce crucifix pour faire votre prière ensemble ? Jésus a dit : « Lorsque deux ou trois personnes seront réunis en mon nom, je serai au milieu d’eux... » Cette prière en commun attirera donc sa présence dans votre foyer. Et puis, le dimanche, vous aimerez venir ensemble à la messe. Cette messe du dimanche, ce ne sera pas seulement pour vous, comme pour tout chrétien, une obligation grave, mais une joie du cœur. La messe, c’est la grande rencontre avec Jésus ! Vous en profiterez pour lui confier vos joies, pour qu’il les bénisse et les garde, et aussi vos peines, vos difficultés, pour qu’il vous donne la force d’y faire face et d’accomplir votre devoir. Et je souhaite que le plus souvent possible, cette messe s’achève, comme ce matin, par une douce et fervente communion !...
Nous espérons tous que Dieu bénira votre union et qu’un jour, vous vous pencherez sur un petit berceau…
Je suis sur que dés maintenant, vous comprenez vos responsabilités vis-à-vis de ces âmes d’enfants que Dieu vous confira. Il faudra en faire de bons chrétiens, les mettre sue le chemin du devoir et de l’honneur. C’est peut-être un chemin rude, un chemin qui monte, mais c’est le seul qui conduise au ciel. Et il est bon de nous rappeler dans une circonstance aussi solennelle, que cette d’aujourd’hui, que le but de toute notre vie, c’est le bonheur infini du ciel. Et nous devons non seulement y tendre nous-mêmes, mais y entrainer à notre suite ceux que nous aimons…Si vous faites bien l’éducation de vos enfants, vous serez fiers un jour de les accompagner à l’autel, comme vos parents, j’en suis sur, sont fiers d’être prés de vous en ce moment. J’ai l’air de parler dans le lointain ? Je parle déjà du mariage de vos enfants ?...Je vous assure que cela arrivera bien vite. Et si je demandais à vos parents qui m’écoutent, s’il leur semble qu’il y a longtemps qu’ils vous portaient dans leurs bras quand vous étiez petits, je suis sur qu’il leur semble que c’était hier…Puisque je parle de vos parents, me permettez-vous de leur dire en votre nom que, si vous les quittez pour fonder un nouveau foyer, ils garderont toujours une grande place dans votre cœur. Votre tendresse, ils en ont besoin aujourd’hui plus que d’habitude ! Je sais ce qui se passe dans le cœur des parents le jour du mariage d’un enfant. C’est un mélange de joie et de tristesse ! De joie bien sur, parce qu’ils n’ont vécu que pour votre bonheur et ils s’en réjouissent plus qu’aucun d’entre vous.
De tristesse aussi, car lorsqu’on a vécu pendant des années dans l’intimité d’un enfant, c’est toujours dur de le voir quitter le foyer paternel !...Il manque à cette cérémonie quelques personnes très chères : ma chère Mathilde, ta sœur Annie. Et toi, Marc, ta sœur Odile, Marc, Jacqueline…Je suis sur qu’en ce moment, les yeux pleins de larmes, ils sont prés de vous par la pensée et la prière. Je voudrais qu’ils sachent que de notre coté nous ne les avons pas oubliés et que leur nom a été prononcé dans cette église…IL manque aussi ceux que le bon Dieu a rappelés à lui. Hier nous avons prié pour eux : les grands-parents de Mathilde, ton grand-père paternel, ta petite tante Annie qui était ta marraine la chère tante Blanche, qui a été pendant de longues années, la gardienne du foyer de Nompatelize…Du haut du ciel, ils vous voient, ils prient pour vous. Et nous tous qui vous aimons, unis à eux, nous souhaitons de tout notre cœur que vous viviez longtemps heureux et qu’après avoir eu beaucoup de joies ensemble, quelques épreuves, vous puissiez un jour, dans le ciel, continuer à vous aimer éternellement".
Avant de replié et de rangé ces feuillets jaunis que je n’avais pas relus depuis longtemps…Tant de souvenirs le concernant, me sont revenus en mémoire !... Le témoignage d’une grande affection, mes premières confessions d’adolescent, mon court passage aux scouts de la première Tunis…Les trajets en quatre chevaux, pour nous faire conduire, les belottes à Hamam-plage, et son soutien moral et affectueux envers mes parents, lors des événements douloureux de Tunisie…Et à Belmont sur Butang, où il avait non loin de Nompatelize, trouvé un salutaire et pieux refuge, le plaisir de fidèles retrouvailles…
Avec Ty, on s’était bien accordé pour partager les charges, frais de scolarités, argent de poche pour nos enfants etc. Pendant leur séjour, on vit les frères et sœurs, les cousins et des amis. Leur départ par train de nuit vers Briançon avec Mathilde, fut un pincement de cœur. Il fallait continuer à vivre, à veiller sur eux. Le fait de me retrouver avec Hubert à la maison, était d’un précieux réconfort, et il me tardait de rentrer. Mon principal souci était que l’agence HPC fonctionne bien. Mes journées étaient bien remplies et mon équipe me donnait satisfaction.
Je déployais de sérieux efforts pour que mon amie Marcelle Oury ne soit pas délaissée, et qu’on assure ensemble la finition des grands ouvrages, concernant son fils Gérard. C’est fou combien nous parlions ensemble et que j’aimais tous les récits sur sa vie, et les petits secrets qu’elle me demandait de garder pour moi. Je fus très touché un jour qu’elle m’offre un petit dessin au trait, un nu féminin, de Raoul Dufy. Un jour Michèle Morgan sonna à l’appartement du rez-de-chaussée et elle nous regarda faire nos collages et mes enluminures. Elle avait sous le bras un rouleau de feuilles, et nous montra ses dernières lithographies, puis avec une grande spontanéité, elle me dit :
--Jean-Marc, choisissez en une…Cela me fait plaisir.
Michèle avait du talent et un style assez abstrait, elle aimait le dessin, la création, et les couleurs vivent. J’ai toujours de l’émotion lorsque je la revois et l’entend à la télévision.
Ma petite voiture Citroën bleue, était idéale pour Paris et à part les contraventions pour « stationnement interdit», les longues distances, elle me donnait satisfaction. J’avais remis le talisman de Wabili Camara, au rétroviseur, et quand je le regardais, ses petits coussinets de cuir, me donnaient du courage et me transportaient au Sénégal. Déjà le mois de mai, et le brin de muguet que je portais à ma sœur Geneviève… Lors de ces belles journées ensoleillées, il flottait un air d’espoir et d’évasion !
*
Avec Ty, on s’était bien accordé pour partager les charges, frais de scolarités, argent de poche pour nos enfants etc. Pendant leur séjour, on vit les frères et sœurs, les cousins et des amis. Leur départ par train de nuit vers Briançon avec Mathilde, fut un pincement de cœur. Il fallait continuer à vivre, à veiller sur eux. Le fait de me retrouver avec Hubert à la maison, était d’un précieux réconfort, et il me tardait de rentrer. Mon principal souci était que l’agence HPC fonctionne bien. Mes journées étaient bien remplies et mon équipe me donnait satisfaction.
Je déployais de sérieux efforts pour que mon amie Marcelle Oury ne soit pas délaissée, et qu’on assure ensemble la finition des grands ouvrages, concernant son fils Gérard. C’est fou combien nous parlions ensemble et que j’aimais tous les récits sur sa vie, et les petits secrets qu’elle me demandait de garder pour moi. Je fus très touché un jour qu’elle m’offre un petit dessin au trait, un nu féminin, de Raoul Dufy. Un jour Michèle Morgan sonna à l’appartement du rez-de-chaussée et elle nous regarda faire nos collages et mes enluminures. Elle avait sous le bras un rouleau de feuilles, et nous montra ses dernières lithographies, puis avec une grande spontanéité, elle me dit :
--Jean-Marc, choisissez en une…Cela me fait plaisir.
Michèle avait du talent et un style assez abstrait, elle aimait le dessin, la création, et les couleurs vivent. J’ai toujours de l’émotion lorsque je la revois et l’entend à la télévision.
Ma petite voiture Citroën bleue, était idéale pour Paris et à part les contraventions pour « stationnement interdit», les longues distances, elle me donnait satisfaction. J’avais remis le talisman de Wabili Camara, au rétroviseur, et quand je le regardais, ses petits coussinets de cuir, me donnaient du courage et me transportaient au Sénégal. Déjà le mois de mai, et le brin de muguet que je portais à ma sœur Geneviève… Lors de ces belles journées ensoleillées, il flottait un air d’espoir et d’évasion !
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