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Les cadavres de printemps
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Les cadavres de printemps
Les cadavres de printemps. Se relèvent à l'automne
sur mes tempes de prince écœuré. Je monte un mât
et dresse la lampe. Aux naufragés lointains
qu'ils se perdent en moi. Qu'ils m'insufflent la vie
comme j'insultais la tienne. Transparence, hurlais-je
aux commissures du bois mort. Transparence et fièvre
les cadavres de tout temps. S'érigent autonomes
aux disharmonies de l'espace. Je traverse l'absence
fusée ridicule. Sans feu au cul. Ni autre part
j'abolis l'articulation. Sans pour autant permettre
la linéarité. Nous sommes des parallèles. Confondues
dans la même étincelle de la lame. D'amas de poussières
nous imaginons des histoires. De têtes glorieuses
de jambes puissantes. Et des yeux divulguant les merveilles
mais tout ceci. Ce ne sont que des histoires
les cadavres de maintenant. Révèlent les allures monotones
de nos pas sans cadence. Verrouillés à l'abandon
autant de corps pendus. À l'attente rédemptrice
de l'oubli et de sa permission. Nous ne sommes pas autorisés
à quitter cette route. Qui n'entraine aucun rire
nous ne faisons que gémir. Sur les aires d'autoroute
où l'on boit le café. Aux saveurs immondes. Prêts toujours
à repartir vers l'avant. Cet avant qui semble passé
les cadavres de l'aimant. Ovaires de matrone
de cette duchesse du rien. Je tisse les légendes
qui d'imaginaire en cauchemars ordinaires. De rêves
naïfs en énigmes insolubles. Ne font qu'extraire
la substance de l'être égarés aux confins
ne vois-tu pas venir les spectres. Ratifiés de nos mains
courir les pays et les nimbes d'étoiles. Pour n'apporter
rien d'autre. Que celle dont le visage m'isole
les cadavres de l'amante. Dévoilent les spasmes effeuillés
de ces poèmes sans histoire. Où peut-être, s'amusent
les échos. À paraître l'existence. À dissoudre l'atmosphère
en ambulances matricielles. Nous écrivons la volupté
de se savoir effacés. Des codes de conduite. Des lignes de droit
je brise le verre du baigneur alcoolique. Pour cendrer l'oxygène
de cadenas impossibles. Si je ne suis le sein alors suis-je le bras
si je ne suis d'aucun. Alors suis-je de tous. Le reflet médiocre
des arpenteurs de l'hiver. Je ne fais que parler le langage
des murs. Sans audace ni fantasmes. Je vis d'une ceinture
allongé nu sur les lits d'autrefois. D'un anneau de fausses runes
aux arcanes souffreteuses.
les cadavres de printemps renaissent des feuilles. De l'automne
sur mes tempes de prince écœuré. Je monte un mât
et dresse la lampe. Aux naufragés lointains
qu'ils se perdent en moi. Qu'ils m'insufflent la vie
comme j'insultais la tienne. Transparence, hurlais-je
aux commissures du bois mort. Transparence et fièvre
les cadavres de tout temps. S'érigent autonomes
aux disharmonies de l'espace. Je traverse l'absence
fusée ridicule. Sans feu au cul. Ni autre part
j'abolis l'articulation. Sans pour autant permettre
la linéarité. Nous sommes des parallèles. Confondues
dans la même étincelle de la lame. D'amas de poussières
nous imaginons des histoires. De têtes glorieuses
de jambes puissantes. Et des yeux divulguant les merveilles
mais tout ceci. Ce ne sont que des histoires
les cadavres de maintenant. Révèlent les allures monotones
de nos pas sans cadence. Verrouillés à l'abandon
autant de corps pendus. À l'attente rédemptrice
de l'oubli et de sa permission. Nous ne sommes pas autorisés
à quitter cette route. Qui n'entraine aucun rire
nous ne faisons que gémir. Sur les aires d'autoroute
où l'on boit le café. Aux saveurs immondes. Prêts toujours
à repartir vers l'avant. Cet avant qui semble passé
les cadavres de l'aimant. Ovaires de matrone
de cette duchesse du rien. Je tisse les légendes
qui d'imaginaire en cauchemars ordinaires. De rêves
naïfs en énigmes insolubles. Ne font qu'extraire
la substance de l'être égarés aux confins
ne vois-tu pas venir les spectres. Ratifiés de nos mains
courir les pays et les nimbes d'étoiles. Pour n'apporter
rien d'autre. Que celle dont le visage m'isole
les cadavres de l'amante. Dévoilent les spasmes effeuillés
de ces poèmes sans histoire. Où peut-être, s'amusent
les échos. À paraître l'existence. À dissoudre l'atmosphère
en ambulances matricielles. Nous écrivons la volupté
de se savoir effacés. Des codes de conduite. Des lignes de droit
je brise le verre du baigneur alcoolique. Pour cendrer l'oxygène
de cadenas impossibles. Si je ne suis le sein alors suis-je le bras
si je ne suis d'aucun. Alors suis-je de tous. Le reflet médiocre
des arpenteurs de l'hiver. Je ne fais que parler le langage
des murs. Sans audace ni fantasmes. Je vis d'une ceinture
allongé nu sur les lits d'autrefois. D'un anneau de fausses runes
aux arcanes souffreteuses.
les cadavres de printemps renaissent des feuilles. De l'automne
Re: Les cadavres de printemps
Je me connais, il y a dix ans je me serais dit :
"Qu'est ce que c'est que cette m... ?"
Bref des conneries du genre à me demander ce que c'est que cette ponctuation sans queue ni tête, ces retours à la ligne anarchiques.
Rien que des questions idiotes.
Parce que cette m... c'est de la poésie, justement à cause de cette ponctuation, de cette anarchie latente.
A cause de cette urgence que tout ça sous-tend.
Et qui nous force jusqu'au bout de la lecture à passer outre.
Nilo, cadavre d'automne.
"Qu'est ce que c'est que cette m... ?"
Bref des conneries du genre à me demander ce que c'est que cette ponctuation sans queue ni tête, ces retours à la ligne anarchiques.
Rien que des questions idiotes.
Parce que cette m... c'est de la poésie, justement à cause de cette ponctuation, de cette anarchie latente.
A cause de cette urgence que tout ça sous-tend.
Et qui nous force jusqu'au bout de la lecture à passer outre.
Nilo, cadavre d'automne.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Les cadavres de printemps
A cette poésie que j'aime à lire et qui me manque parfois alors qu'elle pourrait être si proche de moi
Mais LCBeat est là...ouf!
Au plaisir
Sylvie
Mais LCBeat est là...ouf!
Au plaisir
Sylvie
Re: Les cadavres de printemps
Une ambiance étouffante de ces cadavres de printemps sur ce passage où on rejette avec ses pieds les feuilles –mots de souvenirs, des maux et des désespoirs.
(« je tisse les légendes qui d’imaginaire
en cauchemars ordinaires. »)
Cordialement Solweig
(« je tisse les légendes qui d’imaginaire
en cauchemars ordinaires. »)
Cordialement Solweig

solweig- MacadMalade

- Messages: 328
Date d'inscription: 05/09/2009
Age: 62
Localisation: Szczecin/Sablé-sur-Sarthe
Re: Les cadavres de printemps
Le mur à Dédé m'envoie me cogner contre un autre mur.
Il est tard, et je viens de lire ce texte dense, trop dense pour que j'en prenne toute la mesure maintenant.
Probablement ne suis-je pas capable de faire l'effort d'y rentrer ce soir, car effort il y a de ma part face à ce foisonnement qui paraît anarchique au premier abord, et dont l'intensité me submerge, et contre laquelle, malgré moi, je me défends.
Désolée de ne rien avoir de plus constructif à dire, mais là je choisis de passer prudemment au large, car c'est trop loin de ma réceptivité du moment.
Lors d'un autre passage, je réessayerai.
Re: Les cadavres de printemps
Idem, c'est trop hermétique pour moi. Ça a l'air de bouillir là dedans, mais je n'ai pas trouvé la clé. mais je perçois tout de même une sorte de désespérance.
Messaline, une prochaine fois
Messaline, une prochaine fois
Re: Les cadavres de printemps
Puisque ce poème est là, je m'en sers pour te souhaiter ici ( en plus d'ailleurs)
UN SUPER ANNIF
et n'oublie jamais ce dont les cygnes sont capables hein !!!!
Sylvie
UN SUPER ANNIF
et n'oublie jamais ce dont les cygnes sont capables hein !!!!
Sylvie
_________________
Sylvie
J'aime vraiment faire tourner les aiguilles des horloges à l'envers
Re: Les cadavres de printemps
J'ai aimé cette ponctuation désordonnée et décousue, ce jeu de découper les phrases pour en faire apparaître un sens nouveaux. Je suis joueuse avec ça et du coup, j'ai apprécier ton texte bien plus que s'il avait été sous une présentation "normale" je pense... En tout cas, je n'en suis pas ressortie indemne.
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