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Laisser au temps le café refroidir
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Laisser au temps le café refroidir
Je laisse au temps le café refroidir
les mains au vent enfoncé dans les poches
il peut être l'aurore comme son ivresse
ou bien n'est-ce que l'étrangeté d'une idée
j'ai fermé aux jours toutes les portes
qu'ils en restent à frapper des ilots
peuplées de magiciens insomniaques
drogués de la fuite et des heures sous-jacentes
la lampe frappe au carreau dans un brut de tempête
je n'ai d'yeux pour voir que l'abandon du silence
les régulateurs cardiaques fonctionnent en mode libre
à savoir qui du mal possède la souffrance
la fraicheur de l'imbuvable me considère
de son regard mou aux dards affutés
j'écris me demander si écrire vaut la peine
sur la tapisserie aux moisissures du rêve
des mots en capitales, capitalisant le vide
ces sommes assommantes dont on ne sait le bon
ni le mal, il en est à polir le temps, le vers
soliste puisque d'un seul être, lors tendresse
de tigresses volcaniques, seins d'orages et de plainte
leurs corps-plaines ratissent large et long
mes supplices colorés à l'amante de passage
le café n'a plus d'odeur, ni goût, il est le paysan
sans plus de terre, sans plus de courage
à la façon dont s'écrivent au souffle les poèmes
je brûle du tabac sans le rouler dans la feuille
il reste, alors, un ensemble de souvenirs d'enfance
courant le pavé, noyant les braises dans les larmes du chat
un enfant qui se masturbe à l'image de sa mère
est-ce un assassinat ? Est-ce le miroir des folies ?
dès lors que j'étreins le mot et l'embrasse
la nuit s'enivre des matins assis sur les banquettes du train
il est large ce décor, que l'on voit à l'envolée de l'œil
elles sont invisibles, ces destinations qui n'ont de parfum
que le retour en arrière, les sources membranes
encouragent à se perdre dans le fluide des fables
qui s'écrivent à la dernière personne, le survivant
les mains au vent enfoncé dans les poches
il peut être l'aurore comme son ivresse
ou bien n'est-ce que l'étrangeté d'une idée
j'ai fermé aux jours toutes les portes
qu'ils en restent à frapper des ilots
peuplées de magiciens insomniaques
drogués de la fuite et des heures sous-jacentes
la lampe frappe au carreau dans un brut de tempête
je n'ai d'yeux pour voir que l'abandon du silence
les régulateurs cardiaques fonctionnent en mode libre
à savoir qui du mal possède la souffrance
la fraicheur de l'imbuvable me considère
de son regard mou aux dards affutés
j'écris me demander si écrire vaut la peine
sur la tapisserie aux moisissures du rêve
des mots en capitales, capitalisant le vide
ces sommes assommantes dont on ne sait le bon
ni le mal, il en est à polir le temps, le vers
soliste puisque d'un seul être, lors tendresse
de tigresses volcaniques, seins d'orages et de plainte
leurs corps-plaines ratissent large et long
mes supplices colorés à l'amante de passage
le café n'a plus d'odeur, ni goût, il est le paysan
sans plus de terre, sans plus de courage
à la façon dont s'écrivent au souffle les poèmes
je brûle du tabac sans le rouler dans la feuille
il reste, alors, un ensemble de souvenirs d'enfance
courant le pavé, noyant les braises dans les larmes du chat
un enfant qui se masturbe à l'image de sa mère
est-ce un assassinat ? Est-ce le miroir des folies ?
dès lors que j'étreins le mot et l'embrasse
la nuit s'enivre des matins assis sur les banquettes du train
il est large ce décor, que l'on voit à l'envolée de l'œil
elles sont invisibles, ces destinations qui n'ont de parfum
que le retour en arrière, les sources membranes
encouragent à se perdre dans le fluide des fables
qui s'écrivent à la dernière personne, le survivant
Re: Laisser au temps le café refroidir
Une absence qui s'accompagne de regrets , de questions mais aussi de manque...
La vie n'est autre qu'une seule et grande question!
Certains passages sont marqués à l'encre de LCBeat sans aucun doute
PS:"les mains au vent enfoncé(ées) dans les poches"
Sylvie
La vie n'est autre qu'une seule et grande question!
Certains passages sont marqués à l'encre de LCBeat sans aucun doute
PS:"les mains au vent enfoncé(ées) dans les poches"
Sylvie
Re: Laisser au temps le café refroidir
J'ai eu du mal à le lire.
Autant que je le dise.
Nilo, sans sucre.
Autant que je le dise.
Nilo, sans sucre.
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... Tu lui diras que je m'en fiche. Que je m'en fiche. - Léo Ferré, "La vie d'artiste"
Re: Laisser au temps le café refroidir
Ha! flûte ,j'ai du mal interpréter le mot "enfoncé " toutes mes excuses 

Re: Laisser au temps le café refroidir
On peut en effet s'interroger sur " enfoncé " le vent ou les mains ?
Mais l'auteur nous répondra s'il le désire.
Je reviendrai lire car foisonnement de signes et le tard m'enveloppe les yeux.
Mais l'auteur nous répondra s'il le désire.
Je reviendrai lire car foisonnement de signes et le tard m'enveloppe les yeux.

Ratoune- MacadAccro

- Messages: 1618
Date d'inscription: 01/09/2009
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